Réflexions sur Montessori

Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 23:58

Ce post manquue cruellement de photos !!!


L’avant dernier jour de notre séjour, pour rajeunir un peu l’ambiance des visites à des maisons de convalescence et communautés de retraite, nous avons visité une école Montessori. Heureusement que j’avais passé des coups de fil avant car, à la lecture de la revue mensuelle pour parents dans la Bay Area, il n’y aurait pas une mais trois écoles s’appelant Montessori dans le coin. La première que j’ai appelé s’arrêtait à 5 ans, bof. Une autre proposait une ségrégation d’âges « à la » école classique. La dernière va jusqu’à 9-10 ans et semble avoir une approche potable, bon contact au tél.

 

Un peu de recherche vous dira que les écoles Montessori aux US varient entre 500 et 1400 dollars par mois sur 10 mois, avec une moyenne autour de 800-1000$. Même si on peut imaginer une sorte de parité dollar-euro par facilité, il n’en est rien au niveau des salaires. Il y a 15 ans, j’ai été embauché en tant que mangeresse d’un point-café à 2000 dollars nets d’impôt (prélèvement mensuel à la source) par mois. Le jour où j’arriverai à ramener 2000 euros par mois nets d’impôt et charges en France, entre autre les poules auront des dents et mon mari prendra la retraite. C’est juste pour dire que 1000 dollars par mois n’a rien à voir avec 1000 euros par mois.

 

Un point en commun entre toutes les écoles à tous les prix aux US, il n’y a aucune photo d’ambiance sur leurs sites internet, qui sont d’une sobriété déconcertante, presque déprimante. Un fait qui m’a frappée, certaines  écoles primaires haut de gamme ne prennent des dossiers d’inscription que si l’enfant a fait au moins deux ans dans une ambiance Montessori, fait des additions et lit des phrases entières. Si c’est hyper élitiste c’est aussi le rêve, pour l’enseignant au moins, ne pas avoir à être en lutte permanente pour intégrer ceux qui n’ont pas les même bases. Et c’est hallucinant que ses écoles-là en plus de demander quand même cher, peuvent se permettre de refuser des candidatures.

 

Enfin mon séjour a lieu dans un endroit qui aurait pu être qualifiée de rural il y a peu de temps, et non pas dans un grand centre urbain drainant une population citadine. J’ai su à la sortie de l'école que j'ai visitée que le tarif mensuel pour un plein temps pour l’âge de mon fils 5 ans et ½ (voir commentaires sur horaires plus loin) est de 560 dollars. Cette école existe depuis 1986. Elle se situe en zone totalement résidentielle. En arrivant, une seule pensée, IMMOBILIER, IMMOBILIER, IMMOBILIER, ici c’est inimaginable, autant de terre, la folie, ça ressemblait à un ranch, puis arrivée dans le halle d’entrée, bien 80m2, où les enfants jouent avant et après l’école, cette impression perdure. IL y a trois bureaux de taille confortable sans luxe, les salles de classe, un réfectoire, et toute une partie bébé-bambin que je n’ai pas vu. C’est là où ils doivent gagner des sous, personnel moins qualifié je suppose.

 

J’ai été super bien accueillie. De toutes façons on est bien accueilli partout où on serait susceptible de dépenser un sou…et même là où il n’y a pas cette arrière pensée, me semble-t-il, on est bien traité tout de même. La directrice pédagogique de l’école est noire et les enfants ressemblent à une pub Benetton. Dans la classe 6-9 qui terminaient leur snack collectif nous avons été présentés formellement aux enfants. Chez les 3-5 (où les collations se font en continu dans la classe mais je n’ai pas vu) on a circulé librement, mon fils a demandé une fois par mon intermédiaire et une fois en direct, la présentation d’une activité VP par Miss Pam, qui s’est rendue disponible de suite, égale à elle-même. L’assistante a été visiblement sidérée d’avoir cette demande d’un enfant en visite. Le gosse qui attend, auréole bien visible et brillante au dessus de la tête, que la dame se libère avant de toucher à quoi que ce soit.  no comment !!!

 

Miss Pam avait construit un igloo en bouteilles à lait gallon blanches (non il n’existe pas de la récup semblable ici…c’est génial elles étaient tout simplement attachées par les poignées) en début d’hiver dans lequel il y avait une activité de vie pratique qui tournait tous les jours, les enfants ne se disputaient pas la place dans l’igloo, d’ailleurs ils étaient en train de faire ce qu’on lit dans les livres, ils travaillaient avec de la VP et du sensoriel (majorité) j’ai vu que les fuseaux était en service aussi. Le matériel à part le rayon de VP très étendu, n’était pas riche et en état très moyen. L’espace est grand et agréable, j’ai essayé de regarder un max de choses tout en continuant à discuter avec la directrice. J’essayais de dire des chose positives sur ce que je voyais, de faire part de mes difficultés de mise-en-étagère, elle prenait quand même l’attitude de la personne qui a de l’or en barre. Nous, on est bien organisé car l’école existe depuis 1986. Leur matériel existait peut être depuis 1986 aussi. Cela m’avait l’air un peu maigre en maths surtout en vu du fait que les « grands » travaillent dans la même salle l’après midi, puis pour les cartes de Géo, il n’y avait que le planisphère, en état de marche mais tout juste.

 

Dans la classe primaire, qui comptait 7 enfants, pas mal, vu qu’elle a démarré l’année dernière, il y avait quelques supports sciences en évidence, anatomie, animaux, etc. Ceci dit quand j’ai demandé en toute nonchalance à l’enseignante si elle basait son curriculum sur les « great lessons » (même si en français on trouve plusieurs appellations, grandes leçons, grands récits, fables, je n’ai jamais rencontré d’autre appellation en anglais que celle-ci). La première fois elle a répété « lessons » et m’a donné la séquence de leurs thèmes, on, a fait ceci puis cela. J’ai reformulé ma question, et au mot curriculum, elle me sort une liasse de documents polycopiés d’environ 8 cm d’épais en me disant qu’elle appliquait un curriculum montessori qu’elle a eu lors de sa formation. Bon, à part le fait que le curriculum Montessori que je me suis compilé mesure plus d’un demi-mètre d’épais, il est clair que les grand récits ne sont pas à l’ordre du jour dans cet établissement. Ce qui ne veut pas dire que les enfants ne font pas un travail intéressant. J'ai décidé de ne pas demander leur lieu de formation.

 

Aux US, le prix de l’ouverture est …des vertes et des pas murs, de la dilution, de l’adaptation. Rien que le fait qu’il y ait autant d’école publiques Montessori…en gros une ou deux dans chaque ville importante, on peut tout de même imaginer que tout comme les écoles sous contrat en France, ils n’ont pas libre arbitre de ce qu’ils font. Tout le monde a l’air de coexister assez paisiblement, tout comme les proprios indiens (d’Inde) de mon hôtel avec leur personnel venant de 3 pays différents et leur clientèle multinationale. Les formations Montessori, car je me suis renseignée, vous vous en doutez, se font soit sur des années scolaires universitaires, ou alors sur des périodes d’été de deux mois, à compter de la sortie de classes c’est à dire de début juin qui n’est pas facilement compatible avec une année scolaire française. Les formations se font sur plusieurs étés en 6-12.

Des formations à la semaine à la chez Yvette ou chez Papachapito, ça n’existe pas.

 

Rhythme de travail : les enfants nés avant 1 sept 2004 (mon fils y est histoire de 10 jours) sont en âge de kindergarden publique et donc font l'école jusqu'à l'âge reglementaire de 15h tout comme les primaires et lycéens.

les 3-5 ans nés après le premier septembre font une école maternelle c'est à dire qu'on les récupère à 11h30.

Mon fils né fin août ferait ses matinées avec la classe 3-5 et ensuite ses aprèms avec les 6-9 pour les maths et la géo. Ma foi. POurquoi pas mais ce serait une année particulière dans le parcours de l'enfant.

 

Par Cyndy - Publié dans : Réflexions sur Montessori
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Samedi 23 janvier 2010 6 23 /01 /2010 00:59

Bon pour en finir avec les US, même si j’ai fait une bonne coupure avec mon quotidien, je n’en ai pas fait avec Notre Grand Sujet d’Intérêt.

 
Je me suis enfin acheté quelques affaires genre slip (faits avec assez de tissu pour ne pas monter dans des endroits inconfortables) et pantalon taille tall SVP. En dépit de ma nationalité française toute fraîche, ma morphologie ne correspond toujours pas pour autant à la norme nationale pour pouvoir m’habiller confortablement de ce côté de l'océan. Pourtant ni éléphant ni girafe par rapport à mon entourage, mais quand tu t'achètes une chemise taille 44 et que tu ne peux pas lever un bras de peur d'écraser un sein c'est que ce n'est pas la peine d'insister.

Houston-09 1502

 

Mais bien avant de penser fringues, j’ai fait une bonne commande de matériel Montessori d’une société au Canada :

Le jeu des timbres (des heures de boulot, 18 dollars, je prends), le jeu de la banque (rien que pour la boite, je referai les étiquettes), les figures circonscrits, un matériel fantastique que je n'imaginais pas abordable, les tablettes baryques (pas un franc succès pour le moment mais je sais qu'en avril il se les disputeront), une boite réglementaire pour mes fuseaux qui étaient dans des pots de yaourt (je garde quand même les jolis bâtons en merisier brut débités et poncés par mon homme), des cadres d’habillage. Seule mauvaise surprise, le cadre velcro est arrivé en tissu camouflage, pas exactement en rapport avec notre politique ‘lieu de la paix’ mais le seul qui s’en est plaint fut…mon fils, grand tireur d’élite devant l’éternel.

 

scarf


 

Je n’étais pas au centre ville de Houston mais putôt à Webster/ League City,  en fonction du lieu de soins de ma mère, mais j’ai tout de même pu profiter de 3 magasins différents pour enseignants/homeschoolers dans le coin.


Je rappelle que l’école publique commence à 5 ans aux Texas donc ceux qui veulent sensibiliser leurs enfants aux plaisirs scolaires avant sont en quête de matériel, puis le homeschooling primaire, collège et même lycée est un peu plus courant. Dans la région de Dallas il y a carrément une assoc qui propose des cours de 5 à 18 ans aux homeschoolers, animés par les mamans compétentes ou par des intervenants extérieurs. Tout ce qu’on ne sait pas forcément faire à la maison, art, musique, langues étrangères, motricité/sport, maths, histoire-géo…..


Enfin dans ces magasins de supports pédagogiques, j’ai fait main basse sur :

- d’énormes paquets de papier coloré recyclé, made in USA et totalement abordable genre 4 dollar les 500 feuilles. La « construction paper » de mon enfance manque cruellement en France, ici pour que les petits aient des feuilles de couleur on passe presque de suite à la qualité Canson avec prix en rapport.


- un lot d’une 30-aine de pinceaux pour moins de 5 dollars, j’en sors les plus petits pour peindre les cartes puzzles et les autres seront pour les enfants.


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OK là c’est du chinois mais en France le chinois se vend plus cher.

Le taux de change est extrêmement favorable. Les pastels gras ci dessus 5.99 moins 30% de soldes moins le taux de change, c'est une formalité, pourquoi s'en priver ?

- des flacons de couleurs en verre et alu, du pro pour les activités odeurs, saveurs, températures

- des ronds en plastique épais découpés jusqu’à 12 OK ce n’est pas du Montessori mais c'est à 9 dollars, j’en ferai quelque chose d’intelligent.


Houston-09 1507


 

 

--effaceur et teneur de craie pour tableau noir ; une maman nous a fait un tableau et offert la peinture qui va avec !

--des lunettes de sécurité taille enfant pour expériences, 2$50 pièce je ne trouverais jamais ça ici !

---des crayons rouges, si je décide de faire du zèle sur les plateaux des natures des mots 

-- des feuilles de papier ronds que j’entends mettre sur un tour à poterie acheté à emmaus pour peindre ou goutter des choses dessus.

-- des mèches à bougie qui nous ont fait défaut pour les fêtes, des fêtes il y en a toujours d’autres

-- un habitat à fourmis observable avec un produit qui les nourrit   

-- de la colle-paillette, un grand paquet de 10 couleurs, ce plaisir je crois que je réserve pour mon fils.

-- des pochoirs et plaques à transfert sur plusieurs thèmes

-- une super géniale activité avec des aimants, pour reproduire des cartes-guide avec des anneaux aimentés polarisés qui se collent ou se rejettent   

 

Là, ma petite classe roule dans la décadence. 

 

Et puis, j’ai visité une école Montessori, une vraie, avec de vrais enfants...ce qui fera l'objet d'un autre article.

Par Cyndy - Publié dans : Réflexions sur Montessori
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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /2009 03:09

Un jour X mon fils fait son petit roi, invente des bobos d'affilé et tire des élastiques dans mes fesses, le lendemain débarasse la table tout seul et sans qu'on lui demande, me passe le balai espagnol dans la cuisine et le salon (OK j'y repasse sur les détails après). Il se trouve en vacances la plupart du temps, fait un peu de maths à sa guise et dessine énormément. Ailleurs ses copains sont à L'ECOLE.


Je suis perplexe.

Je suis toujours en relation régulièrement avec deux mamans ayant un enfant du même âge que le mien. Nous nous sommes rencontrées à la leche league à nos périodes de nuits blanches et lits sentant le lait aigri donc les garçons se connaissent depuis "toujours." Les deux mamans auraient été susceptibles, il me semblait à l'époque, de m'accompagner dans une démarche non-sco au moins un an ou deux de la maternelle, en partageant un peu les taches, faisant des "ateliers" ensemble, etc.


Maintenant je suis ravie d'être capitaine de ma petite barque personnelle.


L'un des deux garçons a passé l'année "petite section" à la maison après un démarrage en larmes à l'école publique. Cette année, "moyenne section" donc, il est inscrit dans une école privée sous contrat où la directrice a accepté que les parents accompagnent la rentrée de leur fils le temps nécessaire.

La lune de miel fut de très courte durée, en gros deux mois après la rentrée il a commencé à avoir du mal à y aller ses trois matins par semaine. La mère fait le constat que la majorité des autres enfants dans la classe "font très bébé" dans leur physique, mouvements et jusque leur façon de parler, articulation . Renseignements pris, l'objectif avant les vacances de Noël était d'amener la plupart des enfants à quantifier jusqu'à 3 et de reconnaître leur prénom en lettres bâton.

Alors que l'enfant en question, il compte quasiment jusqu'à 100 (même si du point de vue de la progression Montessori, il n'a peut être pas grande notion d'où il va avec tout ça) et commence à lire des suites de mots simples.

On se demande s'il s'ennuie pas, en fin de compte, socialement et scolairement.


L'autre garçon est dans une autre école privée sous contrat, à une 10aine de kilomètres.

Il a commencé en petite section, a eu un instit genre Steinerien, on peint on chante, l'objectif pédagogique a été "de leur faire aimer l'école".

Passons aux choses sérieuses pour cette année, une instit qui demande pas mal de travail "scolaire" à l'âge mure de 4 ans. Et, tout en ayant quand même une relation paraît-il privilégiée avec les enfants, elle n'a pas la langue dans la poche. Elle avait fait part à la mère  plusieurs fois son inquiétude par rapport à une profonde "délatéralisation" (devant l'enfant, à tant faire), et a fait appel aux parents de fliquer un max leur enfant à la maison pour qu'il tourne tout dans le bon sens.

Et puis là hier, le réel verdict est tombé. A tant faire, devant l'enfant ou un camarade ou un autre parent.

Il fait "encore" très bébé.

"Lacunes" graves en mathématiques.

Toute la classe sait compter jusqu'à 30 (vraiment ???? 22 chiffres en 10 km c'est vraiment beaucoup d'écart !!! ), lui, ne compte pas. (Je confirme)

N'aura pas les acquis pour passer confortablement en grande section.

Socialement en difficulté. Le connaissant je conçois qu'il se met des fois volontairement à l'écart quand une activité ne l'intéresse pas, mais sans (POUR L'INSTANT) complexe ou malaise. 


Suggestion de l'instit pour remédier à tout ça ? Venir des journées complètes.

Alors que c'est un enfant qui a encore besoin de la sieste dans de conditions rassurantes de sa maison.

C'est l'enfant qui vient faire classe ou activité avec nous une fois par semaine. La mère essaie de ne pas trop le prendre au sérieux, mais je sens un appel au secours quand même.

On est loin de tout ça, tout juste du sensoriel, des versés, formes à dessin, arts plastiques, un peu de sensibilisation phonique à l'aide de tous mes petits objets et une ou deux lettres rugueuses.

Je n'ai jamais insisté sur les lettres rugueuses car il ne voit que des bâtons en classe, pas la peine d'en rajouter s'il est déjà sous pression.


Enfin tant de différence dans les exigences pour la moyenne section, je suis étonnée. OK ce sont des écoles privées mais sous contrat donc obligées à appliquer à la lettre soit disant les programmes de l'EN.




Par Cyndy - Publié dans : Réflexions sur Montessori
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Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /2008 03:02

It was just a great day! Our saurkraut maker arrived and it's gorgeous. It was rainy and windy all day and we didn't go out but I think after so much visiting in the last week it was a relief, even for the 4 yr old. Among other things, he did the cool nailing work pictured below. Even tho' obviously not al lthe work was done today (I wish!!) by coincidence two of my longer term projects culminated today : the mobile alphabet, do not try this in your home, and our 1000 cube. More details on these on specific posts in the next few days and as always, English speakers or anybody else can contact me at granni@club-internet.fr for specific questions or details.



Aujourd'hui a été une journée faste.

D'abord, c'était une journée sans voiture, pluvieuse et ventée, aucun incitatif d'aller voir ailleurs. Ouf ! J'ai l'impression qu'on a brûlé plus de gasoil depuis une semaine que depuis deux mois. Le petit lui aussi semblait content de rester de dans, décorer pour la nième fois ses formes terre et eau maintenant en libre service au bord de l'évier, jouer avec l'avion playmobil enfin offert par papa après des mois d'attente, écouter des CD et m'aider à fabriquer du matériel.


Il a aussi réalisé un beau bricolage à l'aide d'un marteau et de la colle à bois. L'un des trois "murs" est monté à partir de "briques" coupées tout seul à la scie à chantourner et montées en quinconce. Il y a toute une histoire, un enclos pour des souris et des rats avec une séparation pour ne pas qu'ils se disputent. 


Le facteur a amené le fermentoir à choux tant convoité et il est superbe, un véritable outil pro. Des journées entières à manger de la choucroute crue en perspective. Je dois manquer d'un oligo-élément présent en grande quantité dans les légumes fermentés, car c'est devenu quasiment une obsession. Presque je regarderais la tartine pain-complet-purée-d'amande-miel-d'Edouard avec un peu de dédain le matin, et j'ai eu un pincement au cœur de me séparer de mon dernier pot de chou pour faire goûter à ma belle-mère, qui m'a quand même aiguillée pour trouver un saloir.


Comble de bonheur et de soulagement, j'ai enfin fini l'alphabet mobile et ses boites, un véritable exploit qui m'amène à une bonne résolution : à part la fin de la série de carte puzzles et le matériel des perles, déjà pas mal comme travail fastidieux, je n'entame plus de grands chantiers comme ça qui durent des mois et qui en finissent plus. Enfin, l'alphabet mobile mérite un poste à part.


Et puis, l'un des autres 50 projets en cours s'est terminé aujourd'hui aussi, quelque chose d'assez urgent car pour une fois que l'enfant veuille avancer à tant faire à vitesse lumière dans un domaine, j'ai été totalement prise au dépourvu. Dans le livre de Gettman qui m'a fourni une trame au départ et selon mon pif personnel à moi, les maths, ça commence au mieux à 4 ans et demi voire 5 ans comme on n'est pas pressés.


Je tiens à tout présenter à la Montessori, pour ne pas avoir à réfléchir, à rafistoler. C'était une des données du départ, je me sentais plus de fabriquer du matériel en vue d'une séquence prédéterminée que de déterminer une séquence et son contenu. C'est pour ça que je ne me joins jamais aux gens qui disent que le matériel n'est pas important. Effectivement pour prétendre à "pratiquer" Montessori  un certain respect de l'enfant est de mise avant tout, y compris (ou surtout)  le respect de son erreur et de son droit à l'erreur. Mais le  matériel Montessori au moins au niveau où nous nous trouvons, est tellement simple et juste qu'il amène l'enfant à la justesse simplement des fois même sans la sacro-sainte présentation.


Je vais arrêter sur cette image qui me réjouit car je vais pouvoir enfin lui donner le cadre du système décimal pour ses explorations de chiffres.

Par Cyndy - Publié dans : Réflexions sur Montessori
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Vendredi 7 mars 2008 5 07 /03 /2008 16:37

Portée par l'euphorie de mes rencontres et de mes fabrications (bientôt les photos, promis !!) je ne ressens plus le besoin de poster les propos suivants mais il y a quelques jours ça me paraissait indispensable donc voici.

Avec des inconnus, quand la conversation tourne vers notre choix de faire l'école à la maison, je dis toujours rapidement en passant blablabla et je me suis intéressée aux pédagogies alternatives dans le respect de l'enfant blabalbla et j'ai fait une formation blablabla… parce qu'en France, la formation et les études sont sacro-saintes !

On peut dire que je me suis autoformée, mais je n'ai fait à ce jour aucune formation. De ce fait, dans le climat culturel, j'aurais tendance à être un peu sur la défensive. J'attends à moitié que l'attitude si-t'es-pas-formé-tu-n'en-seras-pas-capable resurgisse chez des Montessoriens que je rencontre. Je ne voudrais pas que mes échanges soient contaminés par ma différence, que ce que j'accepte soit comme une charité et ce que je donne soit de valeur inférieure. Voyez ? Se priver de sommeil fait avancer la fabrication mais peut induire des paranoïas !

Je vous rassure, il n'en est absolument rien, je suis encore et encore agréablement surprise de l'ouverture et du sens de partage de celles que je rencontre.

Il est clair que de faire une formation face à face est plus rapide, plus personnalisé, possiblement plus complet. Cependant, il est plus ou moins facile pour chacun en fonction de la géographie, des moyens, du soutien familial, du nombre d'enfants à gérer, des allaitements…
Je me sens privilégiée d'avoir eu accès à des supports en anglais notamment un qui, contrairement à des notes de cours qu'on peut espérer récupérer de quelque part, est réellement destiné à l'autoformation avec des descriptions incroyablement détaillées des gestes précis pour les présentations.

Oui c'est une pédagogie "vivante" mais il y a bien des gens qui arrivent à un niveau correct en langue étrangère "vivante" par le biais d'études en autonomie ! Par contre il existe une multiplicité de supports vendus dans le but précis d'apprendre l'anglais, mais à ce jour et à ma connaissance, aucun en français pour les présentations Montessori. Mince ! Donc, pour moi, le Français qui "n'arrive pas à s'autoformer", ce n'est point sa capacité d'assimiler qui est en cause mais la non-disponibilité de supports.

(ce n'est pas dire qu'il n'y a pas de bons supports pour apprendre sur Montessori et l'état d'esprit, j'ai pu ces derniers jours feuilleter les livres francophones de référence mais qui me paraissent plus destinés à une mise en place d'un mode de vie, ou à une introduction aux activités pour des parents pensant scolariser dans une école M.)

Je suis pour la disponibilité de supports à tous. (moyennant le respect quand il y a lieu, de la propriété intellectuelle… euh des fois un peu délicat)

Dans cette ligne de pensée, j'ai ressuscité mon idée de proposer mes services comme traductrice à des maisons d'édition de mon livre de chevet de Gettman. J'ai rédigé une lettre en anglais à l'éditeur américaine du livre et aussi une en français aux éditions Marabout, en insistant lourdement qu'il y a un réel besoin et qu'ils vendraient des livres ! L'essentiel n'est pas que je le fasse moi mais que ce soit fait.

Il est quand même utile de rappeler que la généralisation de supports, de ressources, de matériel Montessori entraînerait inévitablement des détournements en tout genre, allant de l'école maternelle "Montessori" à l'image de pas mal aux US qui mettent en évidence du matériel spécifique mais qui le laissent à la disposition des enfants simplement en tant que jouet, à la famille IEF qui pioche dans le matériel pour s'en servir à sa guise…

Et alors ?

Je pense que c'est un tout petit prix à payer pour un très grand bien pour un grand nombre.

 Et j'espère continuer à avoir la confirmation que la réputation

"élitiste"

"fermé"

"snob"

"extrémiste"

que se traîne la communauté Montessori en France, est fondée uniquement sur le prix de l'inscription dans une école et non pas sur l'attitude des pratiquants.

 

 

Par Cyndy - Publié dans : Réflexions sur Montessori
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Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /2008 22:38

 

One more set of cards finished. At the moment I'm taking other people's, adding to them and adapting to my the-less-you-cut-the-better-you-feel format. I want to do a set for body parts and one of the animals my son saw on outing with dad to a local zoo.

But today I'm interested in organization, order. The tray and the table mat. Two aspects of Montessori material I was sceptical about at the beginning. Man am I happy to have decided to use them, even though we spent almost the whole first month learning how to manage them, how to roll and unroll rugs, carry trays, and other "non-academic" environmental tasks like carrying chairs…
In my opinion, the tray sets out the storage space and facilitates its organization. Everybody says children have a natural gift for order but I haven't noticed it!
The table mat or chowkie defines the work space and forces or encourages a certain organization in your work.
I'm absolutely sure that this organization is the most important thing to be learning at 3 ½, much more so than singing the alphabet song.



Ouf, encore un jeu de cartes de terminé. En ce moment je reprends des cartes des autres, en les adaptant à mon format et en rajoutant 2 fois plus d'images. Je pense que le matériel nécessaire est très différent en commençant avec un enfant de 2 ans ou 2 ans et ½ et un enfant de plus de 3 ans qui a déjà pas mal acquis. Puis c'est dans ma nature d'être exhaustive.  Pour les fruits et légumes c'est bon, le matériel Montessori aussi, maintenant je passe aux parties du corps et aux animaux du zoo de Plaisance du Touch…

Mais depuis hier j'ai plutôt en tête de parler de l'ordre. Le plateau et le tapis. Il faut dire que ce sont deux aspects du matériel Montessori qui m'ont suscité des doutes au départ. A quoi ça peut bien servir ? J'ai tout de même opté pour, et on a passé une bonne partie du premier mois à apprendre à les gérer sur le plan pratique. Etaler et enrouler les tapis, d'abord les tapis de table puis les "chowkies" ou tapis de sol qu'on commence tout juste maintenant à utiliser. Et les plateaux…comment les porter les pouces dessus, comment compenser quand le centre de gravité n'est pas symétrique, et surtout, surtout, comment se lever ou descendre avant de prendre un objet entre les mains…

A l'heure actuelle je suis ravie d'avoir insisté dessus dès le départ.

Rien dans la méthode Montessori n'est inutile. (Ceci dit, il ne faut pas tomber dans le piège de penser qu'il n'y a de l'utile que dans Montessori, mais c'est un autre sujet !)

Pour moi :
- Le plateau délimite l'aire de rangement et facilite l'ordre duquel, malgré ce que l'on dit, l'enfant n'a pas forcément le sens naturellement.

- Le tapis limite et délimite l'aire de travail et donc force/encourage une certaine organisation.

Les choses ne se déroulent pas toujours comme je voudrais en "classe," bien que je me munisse de plus de tolérance et de patience qu'avant, voyant que les résultats s'obtiennent sur une durée et pas par l'Opération du Saint Esprit suite à une Présentation. En ce moment je vois les premiers pas vers une volonté de se contenir au tapis (même en détournant le matériel un peu…).

Au fond de moi je suis sure que ces apprentissages "cachés" et délaissés par une éducation classique construisent la fondation pour d'autres capacités très très utiles dans la vie, et qu'à 3 ans et demi sont plus importants que de reconnaître son nom écrit en lettres bâtons ou de pouvoir chanter l'alphabet.

J'essaie d'imaginer l'instit de l'école du coin qui renvoie une appréciation "refuse toute difficulté dans ses apprentissages et de ce fait progresse lentement ; cependant, a commencé à pouvoir gérer son espace de travail…."

Par Cyndy - Publié dans : Réflexions sur Montessori
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Jeudi 4 octobre 2007 4 04 /10 /2007 02:49

Besides Gettman's book, Meg's work at first link below has probably been my one single most important resource and inspiration. While I'm at it, I'd like to mention Little Pea Princess at the second link who is a Montessori and homeschooling personality in my area and very open and available to new starters like me. Finally, there's the great idea I'd like to cite from Tunisha at Montessorimakers, of making a catalog up of all the material you don't have space on shelves for.

Il serait temps de citer des inspirations :

Le livre auquel je me réfère le plus souvent est "Basic Montessori" de David Gettman qui n'est pas, que je sache, traduit en français.  Je me tâte pour proposer une traduction à l'éditeur mais comme le livre a 20 ans ils ont déjà du y penser et décider que ce n'était pas rentable. L'autre livre que je n'ai pas mais dans la même veine, de Hainstock, est également vieux de presque 30 ans et a été traduit mais on en trouve pas…à part ça j'ai lu "The Absorbent Mind" de la dottoressa et aussi "The essential Montessori" de Hainstock qui ne présente pas d'exercices pratiques mais donne une aperçu de la culture Montessori, sa place par rapport à l'enseignement traditionnel, etc.

 S'il y a un blog ou site qui m'a le plus poussée à me lancer c'est le travail de Meg à 
http://montessoribyhand.blogspot.com

Ce qu'elle fait est beau et unique. J'admire surtout qu'une fois en poste, elle continue à fabriquer, à aménager, à améliorer.

 J'aimerais mentionner aussi Princesse Petit Pois

http://montessorichezlespetitspois.blogspot.com/

qui est une figure de la pédagogie Montessori et de l'IEF en Midi Pyrénées. Elle est par ailleurs d'une grande éloquence et d'une grande disponibilité auprès d'autres Montessoriens potentiels ou débutants comme moi.

Un jour quand je prendrai un peu de temps pour souffler et comprendre les fonctionnalités d'over-blog, je mettrai une liste des blogs et des sites de fabricants auxquels je me réfère le plus souvent.

 Je profite de l'occasion pour citer une idée de Tunisha de Montessori Makers, que je n'ai pas testée mais que je trouve géniale : pour pallier à un manque de place sur les étagères, on peut mettre à disposition un catalogue de matériel déjà familier aux enfants, sous forme de cartes ou de classeur. L'enfant choisit et on va chercher, dans une autre pièce ou peut être sur des étagères moins accessibles, le matériel choisi.

 

 

 

Par Cyndy - Publié dans : Réflexions sur Montessori
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Mardi 18 septembre 2007 2 18 /09 /2007 23:41

Why Montessori? It hopefully will provide us with a nice comfortable framework without cramping anyone's style (especially mine). The fact that the child chooses his or her own activity reassures me since I wouldn't necessarily know what's developmentally appropriate on my own, not having any experience with small children.

The sensorial and practical activities make for more global and complete learning than what you can get elsewhere, and I like the early approach to geography and life sciences. And the material is so attractive!

 

 

 


C'est un apprentissage qui me semble plus complet que ce qu'on peut trouver par ailleurs… éduquer les 5 sens, et passer par ces sens pour faire rentrer des informations plus intellectuelles comme l'écriture ou la géographie, c'est merveilleux. Ainsi que de poser une méthode sur des activités que la plupart des enfants apprennent tant bien que mal dans la foulée de la vie quotidienne (tous les exercices de vie pratique).

Finalement il y a le matériel qui ne fait évidemment pas tout le boulot, mais il est avouons-le attrayant ! En plus n'étant pas instit de formation et sans grande expérience avec la petite enfance, j'espère que le fait que ce soit l'enfant qui fixe partiellement l'orientation des activités (je dis partiellement car c'est quand même l'adulte qui rend le matériel accessible et le présente) me déchargera de la décision de ce qui est approprié ou pas pour son stade de développement.

C'est structuré sans pour autant obliger l'enfant à faire telle ou telle chose où à telle heure. J'ai personnellement besoin d'un cadre, mais d'un qui ne m'étouffe pas ! Il me semble que mon fils pourra bénéficier aussi du côté carré : on n'utilise pas le matériel n'importe comment, on range un travail avant de commencer un autre…Ceci dit ce ne sera vraisemblablement pas toujours du gâteau pour faire respecter un minimum !
Par Cyndy - Publié dans : Réflexions sur Montessori
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Mardi 18 septembre 2007 2 18 /09 /2007 23:18

( In France, you need to explain your motivation when you say you're going to homeschool) I wasn't convinced of the wisdom of taking a child out of his family environment before the age of 5 or 6, nor of the necessity of any kind of formal education before that age. But suddenly my son's interest in real life information exploded, and I started wondering if structured learning was as superfluous as I'd thought.

 

Je m'appelle Cyndy, je suis la partie américaine d'une famille franco-américaine, et nous habitons en Midi Pyrénées. Ce blog traitera de l'aventure de l'école à domicile pour notre fils de 3 ans, dans la mesure du possible selon la pédagogie Montessori.
 
La première question qui se pose "Pourquoi à la maison ?"
En gros jusqu'à récemment je n'étais même pas persuadé de l'utilité d'en enseignement formel quel qu'il soit, si jeune. D'un côté, une éducation publique gratuite est on ne peut plus louable. De l'autre, bon nombre d'enfants dans bon nombre de pays sont gardés par les parents ou par des grands-parents, ou encore vont à des garderies et jardins d'enfants divers, avant d'intégrer l'école à 6 ans. Je n'ai pas de statistiques pour l'étayer mais j'avance l'hypothèse que ces enfants ne sont pas uniformément incultes et illettrés quelques années plus tard. Comme mon mari et moi avons eu tous deux des expériences dans l'ensemble peu positives de la scolarité classique, et que pour l'instant je suis à la maison, nous n'étions ni l'un ni l'autre pressés de "le mettre à l'école". 
 
Pourtant il y a quelques mois on a senti un éveil, ou réveil, en lui, qui semble tout d'un coup assoiffé d'informations, et pas forcément celles qui sont hyper-simplifiées, présentées en couleurs primaires et expliquées d'une voix chantante. Donc l'enseignement ne serait pas si superflu que ça. J'ai donc ressorti mes lectures sur les différentes pédagogies.
Par Cyndy - Publié dans : Réflexions sur Montessori
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