Organisation & Aménagement

Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /2009 02:32

Living well is the best revenge. After Hell and high waters with getting my future school off the ground, things are looking up in a major way for the future. Got a great assistant, a potentially perfect work schedule, just a little more effort to get it off the ground.

Living well is the best revenge. Citation courante dans les pays Anglo Saxons. De George Herbert, poète et homme d’église des années 1600. Toujours et encore d’actualité.

Cela implique qu’on a besoin de vengeance, chose qui n’est point compatible avec la CNV ou toute autre démarche actuelle de communication et vie intelligentes.

Ceci dit c’est une idée toute simple qui m’a permis de lâcher mes démons. De me désimpliquer des vies et des projets des autres et de profiter pleinement du positif resplendissant que j’ai sous le nez.


Après péripéties x et y comment faire pour ne pas succomber au deuil (à faire certes à tête reposée) de la super école à la maison qui s’était dessinée ?   Comment avoir l’impression que l’effort fourni n’est pas à fond perdu ? Comment faire tout bêtement pour passer des journées agréables, euh…potables ? Comment faire même pour assurer mes propres besoins physiologiques (pipi par exemple) tout en assurant la sécurité et les bonnes conditions de travail de ma petite classe ? Comment faire sur le plan pratique pour faire dans la maison en 30 mn par jour ce qui pouvait se caser sur des journées entières avant ?

 

Le dernier point se règle au fur et à mesure avec mon conjoint qui assure vraiment le relais après avoir eu sa moitié à la maison depuis plus de 5 ans ; il y a probablement quelques écarts de plus au niveau du rangement et de la poussière mais la bonne nouvelle est qu’on mange toujours aussi bien et que tout le monde trouve un slip propre à se mettre le matin !

 

Pour le reste, mes journées se passaient déjà un peu mieux quand j’ai appris par le biais d’une maman qu’en tant qu’association à but non marchand, on avait le droit à une embauche en contrat aidé.

C’est une révélation. Si je l’avais su il y a quelques mois, j’aurais été moins en proie aux autres en général….ceci dit, ce n’est pas une panacée forcément…. pas une embauche libre, les candidats doivent répondre à certains critères. J’ai été à L’ANPE (mince ça ne s’appelle plus comme ça) passer deux matinées  entières à mettre tout ça au point. Avec l’idée en tête que ça pouvait ne pas aboutir. Un poste sensible, une démarche particulière. J’ai reçu tout le monde qui a répondu, en dehors de mes heures de travail déjà longues. La chance m’a souri en tout fin des candidatures.


A la fois calme et affairée, cette nouvelle assistante évolue dès le premier jour dans notre environnement montessori comme si elle y était née. 

Après contrat signé atomes crochus trouvés ! Et pour moi en tant que personne et pour ce que je souhaiterais pour les enfants reçus par l’association.

 Elle prépare la salle, sans que j'aie demandé, la source d’eau, les éponges en état ; puis quand j’arrive il y a la lumière allumée et la serrure défaite, je suis accueillie…ça change tout !

On est loin (et ce n'est pas le hasard) de ma première démarche de tenir compte d'un CV plutôt que du relationnel.


L’avenir proche est déjà en bonne voie. Je m’investis énormément mais depuis allez, une 15 aine de jours je suis en mesure de dire que ce qui est proposé à mon fils est plus riche que ce que lui aurait été proposé en IEF. C’est une borne importante et motivante.


J’ai depuis quelques jours la nationalité française.

http://www.liste-vin.fr/wp-content/uploads/2009/11/champagne-300x300.jpgIl y aura donc un obstacle en moins à cette future école. Une dérogation en moins à demander. Sur le plan personnel c’est quand même marquant pour moi. Je n’avais pas besoin d’un papier pour faire le constat que j’étais bien plus attachée à ce territoire que pas mal des indigènes ! (sans pour autant être moins attachée à mon pays d’origine) Puis pouvoir voter, c'est chouette, à la fois un privilège et un devoir...


 Pour le local, le souci pour créer une école tourne principalement de nos jours autour de l’accessibilité handicapé. Sur notre local prévu pour l’année prochaine il y a un accord de principe de la part de la DDE, avec juste quelques détails à régler au niveau de la pente de l’escalier pour que les plus de 6 ans puissent profiter d’un peu de place en mezzanine pour une salle de travail complémentaire. Le délai que le montage du dossier a pris nous a donné le temps de trouver la solution pour ce genre de détail. Cette année on fonctionne en « ateliers » ce qui dans la pratique donne un peu plus de latitude par rapport aux diverses normes. La bonne nouvelle pour nous est que même dans notre local temporaire nous sommes maintenant à un niveau quasiment normable. Tous les dispositifs de sécurité sont en place, extincteurs du bon type au bon endroit, accessibilité en fauteuil à part à un endroit où il faudrait ouvrir les deux battants de la porte. Notre procédé alimentaire peut convenir aux services vétérinaires et notre employée en herbe est connue de l’Urssaf, moi-même j’ai trouvé un statut, et toute l’activité éventuelle (car il ne faut pas rêver, il faut que je dorme) de fabrication est séparée de l’activité de l’association.

Roule alors.

Roule en tranquillité. Roule en plaisir. La petite lumière m’attend. 

 

 

Par Cyndy - Publié dans : Organisation & Aménagement
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Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /2009 04:03

So even tho' things got off to a really tense and emotionally drained start, my wee pseudo-school is going pretty well. I set up everything myself and all my parent helpers bailed out during the first week, for very good reasons but that didn't help me much.

So do you think the kids are climbing the curtains and ignoring all that hard-earned learning material? Wrong, all is going relatively smoothly! My son has had some trouble adapting but it's getting better as I enrich the environment because I think he was mainly bored. I'm getting over my France-imposed complex that you need a diploma for everything. We have 10 days of vacation here at Halloween and I was supposed to be in training then was supposed to come to the States but neither is really happening and I'm relieved, a bit of time to improve their everyday surroundings-and mine!

 

Les ateliers 3-6 ont démarré dans un climat très particulier, moi en état avancé de fatigue émotionnelle et de privation de sommeil. L’ambiance avait été mise en place en une grosse semaine avec très peu d’aide même si les grands enfants de la maison, même pas concernés par le projet, ont fini de me monter les étagères (toujours mes détestées Gorm, justesse de finances et compatibilité avec l’existant obligent, pouah !!)

Ma vie pratique en grande partie a été acheté et monté en même temps que quelques activités toddler, en une seule journée, deux jours avant la rentrée.

Pour le fonctionnement, les parents devaient me seconder à tour de rôle. J’avais couvert tous les créneaux à part le vendredi après midi. Au cours de la première semaine tous sans aucune exception se sont désistés, pour toutes les très bonnes raisons citées préalablement. Chaque jour c’était un peu la surprise pour voir qui allait venir ou pas. Une maman s’est un peu libérée de son travail pour boucher un trou par ci par là, et une nouvelle arrivée avec son fils se cale sur le fatidique vendredi après midi, qui à ce jour reste le seul parent-accompagnant qui nous reste (et qui nous propose des choses intéressantes d’ailleurs).

 

Et donc comme on pouvait s’y attendre c’est la cata, les enfants grimpent les rideaux, n’accrochent pas avec le matériel, ne veulent rien faire, hurlent toute la journée….

 

Euh, non. En fait, tout va relativement bien !

 

Les premiers jours, comme il est habituel de faire dans les classes qui démarrent de but en blanc sans aucun élément normalisé, j’ai proposé quelques « béquilles » c’est à dire activités attrayantes ne nécessitant pas de présentation. Je me rends compte maintenant que j’ai eu l’occasion de bien parcourir des forums professionnels et échanger avec des amis que j’y suis allée mollo, pas de jouets, pas de bon bons. Tout au plus j’ai laissé de la pâte à modeler à disposition, j’ai rendu le coin lecture bien douillet, puis la ferme était en libre service même à plusieurs alors que par la suite elle a pris des vacances et a réapparu avec la règle un-enfant-à-la-fois et des exercices structurés à faire autour. Les béquilles ont toutes disparu courant semaine 2 car elles dispersaient l’attention plus qu’elles ne la centraient. 

 

L’entrée dans l’ambiance a été accompagnée de toutes les petites présentations pour les chaises, tables, livres, la voix, la démarche…on a démarré avec beaucoup de grâce et courtoisie aussi, souvent dans les deux langues. Si je n’en fais plus trop c’est que…j’ai du mal à trouver des moments collectifs dans la classe car les enfants travaillent ! Si si ! Mon seul souci est des fois le niveau des voix, les bruitages, le peu de respect pour la concentration de l’autre. Tout vient en son temps.

 

Le plus difficile a été les relations avec mon propre fils pour qui finalement je fais tout ça. On avait eu quand même pas mal de passage à la maison, partage de sa classe et de ses activités, rien dans son comportement aurait laissé imaginer l’ampleur des crises qua j’ai du essuyer les premières semaines.

Oui, ça s’explique.

- il n’avait jamais partagé sa maman en classe des heures et des heures

- il n’avait jamais vraiment travaillé pour des périodes prolongées.

- il n’a pas super confiance en lui et malgré tout doit se sentir un peu menacé par la présence des autres

- il connaissait la maison (ce n’est pas chez nous mais on y a beaucoup été cet été) donc pas d’effet de nouveauté

- petit effectif sans classe 6-9. L’entente est bonne avec les autres enfants et il a parmi eux un très bon copain mais il est vrai qu’il aurait trouvé son compte avec quelques uns plus grands

- programme 3-6 pur et dur en période de démarrage. La grande majorité du matériel il connaissait déjà contrairement aux autres, et en plus, les premiers jours j’ai été tout juste à hauteur de maintenir ma vie pratique et senso en place, il n’était pas question de trop proposer sciences, géo, etc. Donc il s’ennuyait ! A la maison, on avait le matériel, mais toujours des thèmes à côté qui en fait avaient plus d’importance.

- le plus gros point, celui qu’il a lui même exprimé à maintes reprises car même en proie à sa colère il commence à pouvoir sortir quelques mots : rester au même endroit toute la journée. Même un endroit agréable.

Je comprends et partage son sentiment. Après presque 6 ans de chômage, de maternité et d’IEF durant lesquels j’ai travaillé bien plus d’heures que dans n’importe quel « travail » mais dans un cadre totalement souple, je me sens des fois aujourd’hui dans ma nouvelle fonction coincée, de ne pas pouvoir laisser les petits pour aller poster une lettre à 200 mètres de là.

Enfin, depuis ce rythme imposé, il a pu quand même arriver au bout de ses apprentissages qui traînaient, bien avancer. Faut rappeler aussi qu’on n’avait pas réellement travaillé à la maison depuis avril environ. Ca y est, il a acquis les noms des solides géométriques et des triangles (ah j’y tiens, pour le jeu de détective), réalisé vraiment par lui-même la carte de France sur plusieurs sessions où il ne lui reste que 2 régions à rajouter/apprendre, arrivé au bout enfin et bien ancré les sons principaux des lettres rugueuses et passé à l’écriture, (alpha mobile ou sur papier avec de magnifiques lettres bâtons qu’il a appris en regardant des supports ou des copains), intégré réellement le un-de-plus-et-on-change de-catégorie en maths, intégré les noms des dizaines. Puis il s’est mis un peu enfin à la vie pratique, le choix élargi et l’émulation aidant. Le trinôme, c’est tout d’un coup les deux doigts dans le nez avec une super organisation où il sort tout, puis trie méticuleusement en se disant les noms des couleurs, puis monte le cube couleur par couleur. Il a trouvé son système, car si des fois je sépare les couleurs en démontant le cube, je ne démarque pas dans ma présentation un tri rigoureux à partir du désordre comme lui fait.       

 

Sinon les autres garçons ont assez bien accroché avec le matériel et ont très très vite intégré l’idée du plateau autocontenu qu’on remet à sa place après, en passant un coup sur la table. OK des fois il faut faire un rappel mais à leur décharge, faute de mobilier et vu mon manque d’expérience dans le fonctionnement d’une classe, je viens juste de mettre en place de manière j’espère cohérente les outils nécessaire à l’entretien, au bon endroit et facilement repérables. J’enrichis l’environnement au fur et à mesure, nouveautés-nature, plantes, expériences. Ils sont loin de la classe idyllique et normalisée où selon les récits les enfants s’identifient à leur environnement et prennent plaisir à s’en occuper, mais on a tout de même esquissé un petit rythme où le travail individuel prend de plus en plus de place, où l’autonomie est plus la règle que l’exception. Déjà ! J’en suis tout de même époustouflée, que ce système que j’ai choisi fonctionne aussi bien. Puis toutes mes peurs (car je les ai toutes eues ce dernier temps) de ne pas y arriver faute de telle ou telle formation commencent à se dissiper. J’ai 42 ans, j’ai quand même passé la moitié de ma vie en France donc quelque part je n’ai pas pu m’empêcher d’être sensible au poids du Certificat, du Diplôme.

 

Mon grand projet à part d’assurer le matos de fin de 3-6 où se trouve mon fils et l’un de ses camarades, est de développer l’environnement pour qu’il soit complet, accueillant. C’est, j’avoue, un soulagement d’avoir été remballée au dernier moment par ma mère qui ne me veut pas à son chevet aux US pour ces vacances, alors que j’avais annulé ma formation grands récits à Rennes pour y aller. Du coup, je pourrais m’occuper de l’éclairage, du poste peinture, de la réorganisation de ma vie pratique, de l’utilisation plus rationnelle de l’espace. Je me mets toujours la pression de « réussir » du premier coup car j’ai le contrôle de l’erreur intégré en la personne de mon fils, qui supporte très mal qu’une activité ou objet change de place. Quelle chance pour moi, n’est-ce pas ?    

 

C’est vraiment en très bonne voie.

 

 

Par Cyndy - Publié dans : Organisation & Aménagement
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 04:33

Things are better, I’m back to my usual self, so I’ve come back to my blog. I expected opening a school to be administratively trying. Financially trying. But not emotionally trying like it has been. And we’re not anywhere near official school status yet. Even tho' several people backed out on me some for very good reasons, I've got my thing up and running, and the kids are doing good work. 

 

Partie I - l'organisation

Je le sens, tout a bougé. Je vais au marché, on me regarde dans les yeux, plein de sourires échangés avec des inconnues, l’air me remplit les poumons et lève mes cheveux (un peu plaqués par la pluie, certes…). Mon état normal d’être et communiquer est de retour après une épreuve.
 

GO SOMEWHERE ELSE IF YOU DON’T LIKE WHAT YOU READ HERE. 

Ici c’est chez moi.

Alors, qu’est devenue depuis quelque temps  cette bloggeuse autrefois disponible et intarissable ? Voici le récit des évènements de ces derniers mois. Bien sur, ici je ne m’acharnerai point à nommer des noms ni à exprimer ouvertement le fond de ma pensée. Ceci dit, ici je suis toujours ici chez moi et dans les limites de la loi j’ai la liberté d’y dire ce que je veux, tout comme mes lecteurs potentiels ont la liberté d’aller lire ailleurs !

 

Un jour fatidique vers la fin du mois de février je me suis levée un matin en me disant…

Il faut monter une école. Pas un rêve, un besoin.

Je ne voulais pas un jour me retrouver dos au mur quand l’IEF ne conviendrait plus à mon fils (5 ans fin août), ou pire, ne me conviendrait plus à moi. J’ai de multiples contacts qui, l’aîné arrivé à 6-7-8 ans, se rendent à l’évidence que l’enfant ne trouve plus chaussure à son pied sans un groupe de pairs. Pour ma part, je sentais déjà arriver au loin une sorte de lassitude de proposer, proposer, proposer, quand concrètement, seulement une petite partie de ce que je mettais en place servait réellement. 

Donc OK, ce qu’il faut c’est une école, j’avais eu maintes encouragements de mon entourage et fait des rencontres géographiquement rapprochées qui m’ont fait imaginer qu’il y aurait un intérêt pour ce type d’établissement ici dans mon coin de campagne, qui fait quand même partie du bassin d’emploi de Toulouse et d’Albi.

Donc, j’ai démarré une campagne d’affichage et un programme de rencontres avec les diverses collectivités, me disant que si fin mai je n’avais pas suscité un intérêt suffisant, si je n’avais pu esquisser les grandes lignes d’un projet valable par le biais associatif, je plierais tout ça au profit d’un plan B paisible qui comporterait notamment une année de plus d’IEF, car à l’époque celle-ci se passait enfin à merveille dans une ambiance détendue et souple.

 

Quelques coups de fil, quelques rencontres avec maires, conseillers, élus en tout genre plus tard, une sympathisante du projet place une annonce sur internet. N’étant pas au courant, j’ai du mal à comprendre l’appel que je reçois en suivant. Vous êtes où ? vous voulez quoi ? Une personne dans une autre région en train de finir une formation Montessori béton, prête à déménager, veut se joindre à moi. Mure réflexion tout de même dans la précipitation, plusieurs rencontres malgré la distance, l’affaire est faite, on est complémentaires, ça roule. Cette nouvelle tournure semble indiquer l’ouverture simultanée d’une classe 3-6 et d’une petite classe 6-9, déjà que j’ai eu des demandes sur cette tranche d’âge et la personne concernée a un enfant qui aurait sa place en 6-9.

 

Désormais, tout s’accélère, je ne suis plus toute seule dans le projet tout en l’étant autant au jour le jour pour mettre tout ça en place. Il faut trouver un local, il faut assurer le matériel, il faut mettre en place les balbutiements d’un programme 6-9 ans.

 

Selon mon plan A je devais laisser tomber à ce moment là, le moment où mon implication compromettait ma vie familiale non pas faute d’intérêt mais faute d’avoir trouvé quelques parents qui s’impliquent vraiment à fond pour que cela se fasse. Pourtant je ne laisse pas tomber grâce à cette promise participation outre région. Le rythme des rencontres et des démarches s’accélère. Du coup, ma vie privée en pâtit, on ne fait plus la classe à la maison, plus d’exercice ni musique pour moi, vie de couple perturbée. Je me lance entre autre dans une formation tous azimuts sur le 6-12 ans, une partie à distance, une partie par l’achat de livres de référence, puis un stage à Rennes au mois de juillet qui devait être suivi par un autre maintenant à la toussaint et une autre en février.

Je rencontre une famille ayant un local à prêter pour un démarrage d’ateliers, avec une possibilité de local pouvant officiellement recevoir le public par la suite.

 

La personne avec qui je devais travailler a déménagé en début d’été pour venir dans la région, en toute bonne foi. Elle est restée trois semaines chez moi avec ses enfants et ensuite a trouvé un logement. Possiblement l’incompatibilité aurait été prévisible dès le départ mais j’étais vraiment dans une démarche d’entente à tout prix autour du projet qui n’obligeait pas, pour moi, de relations privées très étroites. Quand elle avait trouvé son appartement je me suis efforcée de trouver ça normal qu’on n’ait pas de contact pendant 3 ou 4 jours d’affilé alors qu’on était censées se passionner pour la même chose. 

 

Courant août, à une question de jours de la rentrée qu’on devait matérialiser

par des « ateliers » à défaut de statut d’école (en cours) cette personne m’a révélé qu’une collaboration avec moi était impossible.

 

Il ne me semblait tout de même pas opportun de jeter l’éponge donc j’ai maintenu l’ouverture des ateliers, prévu pour 3-8 ans avec un roulement de parents pour me seconder, dont finalement la plupart fortement sensibilisés voire formés à la pédagogie Montessori.

 

J’étais plutôt contente d’avoir des plus de 6 ans ; cette approche-là m’intéresse vraiment. J’avais déjà bouclé programme et assez de matériel pour alimenter au moins le premier trimestre, re-écrit deux grands récits et collecté pas mal de supports autour de ces thèmes…

 

En l’espace de quelques jours autour de la rentrée ou plutôt après, mon équipe de fortune s’est totalement effritée. Chaque famille avait une raison tout à fait réelle et valable voir grave pour se désister, la santé par exemple, ça ne se discute pas. Cependant face à la somme de travail fait et à faire qui m’incombait je n’ai pas pu m’empêcher de vivre tout ça suite au désistement de ma collaboratrice comme un abandon collectif, et d’avoir un sentiment de colère envers tous collectivement.Quelque part là de dans j’ai eu ma part de responsabilité dans le démantèlement, j’ai prié l’amie qui restait (avec affinités et formation montessori) à trouver une autre solution, pour son fils grand, me sentant pas de mettre en place un pgm 6-9 pour un seul enfant ; puis dans l’esprit montessori, quel intérêt ?????


 

Ouf, la grande majorité de ce beau monde n’avait pas pris le soin d’adhérer à mon association (pas de droit de vote, pas besoin d’assemblée extraordinaire pour les exclure), même s’il y en a plusieurs qui restent dans les parages pour travailler avec moi en tant que salarié dès que j’ai le statut école et des inscriptions l’année prochaine. A ceux et celles là je dis publiquement, si vous n’avez pas pu vous rendre disponible pour ma rentrée, donnez moi un peu de votre disponibilité en cours d’année pour me montrer de quoi vous êtes faits, si vous avez l’intention de travailler avec moi ultérieurement !

 

J'ai fini par me sentir coincée, seule, dans une situation que je n'aurais jamais construite seule de cette façon. Donc pour le meilleur ou pour le pire, je passe mes journées dans un local prêté, avec un nombre très restreint d’enfants 3-6 ans. La chose est lancée. Parallèlement il paraîtrait que mon ex future collaboratrice qui avait déménagé pour participer à mon projet serait en train de faire des démarches pour monter ateliers ou école à quelques kilomètres de chez moi, par le biais d'une association qui anti-date sa rupture avec moi. Vous m'en voyez évidemment ravie. C'est de bonne guerre mais même dans la guerre il y a des règles. Ceci dit, tout comme l'habit ne fait pas l'homme dans son intégralité, la formation fait éventuellement le montessorien (et encore) mais ni le gestionnaire ni l'agent de relations publiques.


Où est donc le savoir vivre et ... la paix cosmique... si on ne peut pas la faire au niveau local ? J'ai toujours ouvert mon projet à tout le monde qui voulait donner quelque chose pour qu'il aboutisse. Même je me dis que j'ai trop ouvert mon projet, il aurait mieux valu une structure juridique d'entreprise, à prendre ou à laisser. Le temps nous le dira. J'y ai cru pourtant à l'associatif, à la participation, je le crie moins haut et fort maintenant.


Alors tout comme Florence (merci pour les indications de cabinet perles) je vous dis : je ne fais plus l'école à la maison. (mon deuil sera pour un autre post ).Je ne me déplace plus chez les copines pour une journée d'échanges. Ceci dit rien ne m'empêche de recevoir !!!


 

 

 

Par itsy - Publié dans : Organisation & Aménagement
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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /2009 02:03
I just can't seem to get around to working on my Asia map with scrollsaw. Other things seemingly more urgent keep cropping up. Here are some pictures of what I've been up to instead.

Logiquement là je serais en train d'avancer cette interminable série de cartes puzzles,  plus précisément l'Asie qui était le prochaine sur la liste. Je dois avoir eu la grippe asiatique pour faire un tel blocage !


Ouh mais ça va être un gros chantier, faudrait que je finisse d'abord ces (également interminables) Grandes Images et leur boite. Quelque jours plus tard :




Quand je les ai présentées à mon fils on avait tous les deux tellement marre d'en entendre parler qu'il n'a jeté qu'un regard quasi-indifférent…

Bon maintenant, je me mets à l'Asie…ah non mais avant il y a les cartes terre et eau à finir, je n'ai pas pu les plastifier pendant la coupure d'éclec…


J'ai du les refaire car en plastifiant, ma joli peinture faite à la lumière de bougie a fait gondoler le papier, provoquant des bulles et des plis, argh !


OK c'est l'heure de l'Asie…euh, sinon ce serait bien de faire quelque chose pour exposer les nouveaux bacs "terre et eau" dans la classe, ça me fait de la peine de les voir empilés n'importe comment et lourds comme ils sont on va avoir de la casse si je n'encadre pas leur manipulation…donc, j'ai pondu cette boite…



Vraiment, l'Asie devient incontournable…sauf regarde cette étagère langage, il y a vraiment un problème avec le présentoir de formes à dessin.



Deux, ce n'est point assez à exposer, puis ça tombe à chaque fois. Dans La Pédagogie Scientifique ils avaient le même problème mais avant que Maria puisse faire fabriquer un nouveau présentoir, les enfants avaient modifié leurs gestes pour ne plus que ça tombe. Ici ça n'a pas marché ! Et les crayons étaient derrière (pas surprenant que tout tombe) tous ensemble dans une boite, du coup impossible de restreindre à 3 couleurs. Donc toute l'étagère a été revue et d'ailleurs ça a créé de l'enthousiasme renouvelé avant même que je finisse l'installation.


L'Asie, c'est maintenant…ah mince, je n'avais pas fini mon petit dépliant prévu avec les correspondance lettres bâtons – cursives, bon allez.

Vite trouvez moi un prétexte !!
Par Cyndy - Publié dans : Organisation & Aménagement
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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /2009 23:50
Found this wonderful assortment of trays and baskets at our small local charity shop and it's really making my life easier. I can now throw together a new activity in the wink of an eye !

Ces trouvailles remontent à début décembre mais sont toujours d'actualité. Je n'ai pas à proximité un méga-Emmaus, un Emmaus-grande-surface comme par exemple à Pau, donc de trouver autant en une visite a été quasi miraculeux.




Dans l'ensemble, de bon goût, n'est pas ?




Cette boite-livre à droite a été le plus cher du lot bizarrement, à 1€ mais j'en ai fait une vraie merveille pour contenir les chiffres-et-jetons.

Le couvercle de la boite glisse bien. Je vais pouvoir coller quelque chose de plus -euh- sobre dessus.
Les paniers dorés ont déjà servi et resservi.



Des tout petits recipients pour faire des mini versées à la creche (ah oui, c'était nouveauté n° 2 que je n'ai jamais racontée - oops !), des dessous de verre très jolis en ébène (?) qui contiennent maintenant différents types de paillettes et de graines pour faire des collages .... et la navette spatiale par di ils ont un rayon jouet chez Emmaus aussi !



J'ai aussi trouvé ces deux paires de pichets...même si on ne peut pas dire que mon fils soit porté sur les versées j'ai craqué !

En tout cas quel soulagement d'avoir des plateaux à go go. Je fais pas mal de rotation sur mes étagères "art" en ce moment, plus des petites activités
ponctuelles en maths. Plus de prise de tête pour la présentation des choses ! Seul mini-bémol, le stockage, il nous faudrait une étagère rien que pour mettre les plateaux en attente....


Par Itsy - Publié dans : Organisation & Aménagement
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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /2009 23:21
La mouture 2009 de la poutre du temps est opérationnelle, ces liens font télécharger des fichiers zip. N'oubliez pas de lire les explications.

Version pdf non modifiable

http://www.archive-host.com/compteur.php?url=http://s3.archive-host.com/membres/up/1956734986/Timeline/poutre2009pdf.zip



Version excel modifiable

http://www.archive-host.com/compteur.php?url=http://s3.archive-host.com/membres/up/1956734986/Timeline/Poutre2009excel.zip



Après avoir décroché 2008 nous l'avons collé à une série de cartons récupérés pour en faire une sorte d'énorme livre- accordéon qui l'enfant pourra consulter à l'envie. Voici ce que cela donne.


Par Cyndy - Publié dans : Organisation & Aménagement
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /2008 02:43
pour These pictures were taken when give or take a few days, we'd been doing this for a year. I think he has a nice learning space !

Le 12 novembre cela faisait un an que nous avions commencé notre aventure en Montessori et en Instruction en Famille. A quelque jours près, voici ce à quoi ressemblait notre espace class.


On entre par ici...

vie pratique et une partie du sensoriel


sensoriel (sauf les cuillères à lentilles rangées par le petit)


langage avec lettres rugueuses, formes à dessin (je fais une rotation ttes les semaines), tour à phonèmes, planches pour la motricité (on commence à s'en servir un peu) et dans la grosse boite en bois, les cartes classifiées/nomenclature.  Plus coin de lecture (ou affallement ).


tableau magnétique qui a été jusqu'à présent sous utilisé mais qui commence à refléter nos activités au quotidien.
Ici affiché un 4 découpé (les adultes encadrent les oeuvres d'art, les enfants, apparemment, les découpent) puis les cartes de cycle de vie de la libellule.

Les balbutiements de l'étagère maths ; depuis les poubelles ont giclé et il y a beaucoup plus de choses.


Ici toujours les boites à insectes, depuis on a sortie la deuxième moitié de la collection (et oui on a été actifs !!!).

Dessous un livre avec des feuilles/fleurs préssées; notre presse-végétaux maison, et un puzzle de la graine emprunté pour quelques mois. Les bégonias sauvées de l'arrachage des parterres l'année dernière sont toujours aussi reconnaissantes.

Les globes, les cartes puzzles avec, mal rangés, quelques restes d'activités les concernant ; on a délaissé ce matériel depusi quelque temps. En bas, les bacs en verre destinés aux formes terre et eau permanentes dans la salle (pas faites mais en cours, l'argile dehors ce n'est plus la saison) puis l'activité flotter couler.









Par Itsy - Publié dans : Organisation & Aménagement
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /2008 01:43
I've just now found Font Creator after hours and hours and hours of my precious time wasted messing with typefaces for letters, moveable alph, and now numbers. My son has gotten all picky about how i serve up the 9's even tho he can read them perfectly in any other context but school. I've taken Catriel and inflicted my evil will upon its numbers and with the 25 days left of my trial period I will do same to cursive standard.

Il y a un peu plus d'une semaine, je disais à une amie…

"Ca y est, j'ai fait les cartes des chiffres ! Mais pour que tu saches à quel point je suis chi***, j'ai 6 chiffes en Catriel à 120, et les 4 autres sont de 3 polices différentes, en plus à des tailles différentes. C'est le beans, je ne peux pas les réduire sans réajuster les dimensions…


Ce soir là j'ai sorti ma version du jeu de la mémoire (en gros, l'enfant prend un bout de papier ou retourne une carte sans dire le chiffre dessus, et rapporte de l'autre côté de la pièce ce nombre d'objets (perles, jetons, pour nous coquillages).

Et ce fut pas loin de la crise quand le petit apprenant est tombé sur le 9. J'avais décidé de mettre un 9 d'imprimerie, le retournement parfait du 6, et en plus j'ai eu le culot de mettre une ligne dessous pour l'orientation.

Il faut dire que nos chiffres rugueux comportent le 9 manuscrit à l'américaine


_


mais que le neuf qu'on voit partout ne lui pose plus de problème sur les plaques d'immatriculation, les numéros de téléphone, le guichet automatique. Mais dans la classe, bien évidemment, c'est inpensable d'avoir des vulgaires

9.


Au même titre que mon fils est difficile pour le 9 moi je le suis pour le 4. Le 1 est difficile à trouver aussi, les 3 et 5 dans ma police pis-aller n'étaient pas assez incurvés à mon goût. Une fois dans mes voyages virtuels sur le web j'avais surpris une bribe de conversation…et je me suis mis en quête.


Et j'ai trouvé, plus gros qu'une maison devant mon nez en toute première place et sur le moteur de recherche le plus répandu. Qu'est-ce que j'attendais ? Les heures que j'ai passé à faire des graphismes non-ou-péniblement-reproductibles sur ma tour des sons, à modifier des lettres au coup par coup pour les lettres rugueuses et alphabet mobile, terminé !!! Si j'avais trouvé et osé ça il y a un an…


Font  Creator est un logiciel pour créer des polices. Mais, on peut partir d'une police qui va à peu près bien et apporter les modifs lettre par lettre (ou chiffre par chiffre) .


http://www.high-logic.com/fontcreator.html


Seul hic, c'est un logiciel payant, mais avec une période d'essai de 30 jours. Ayant fait mes chiffres à partir de Catriel, je me donne les 25 jours restants pour bidouiller cursive standard pour mes livres et alphabets mobiles à venir. Une aubaine.


Pour installer une police "relooké" il me semble qu'il faut supprimer l'ancien (fichier ttf dans dossier Font dans Windows) et coller le fichier modifié à nouveau dans Fonts (j'avais pris soin de mettre le ttf sur le bureau et de modifier que celui là, peut être là mon tort)


Et ça marche et c'est fantastique, je pense à tous les chiffres que j'aurai à imprimer par la suite, le-ou-les autres alphabets mobiles.

Ne vous en privez pas. Puis c'est un coup à prendre mais pas techniquement inabordable comme photoshop ou même openoffice dessin. 


Par Itsy - Publié dans : Organisation & Aménagement
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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /2008 04:19

First new big piece of news, since late September we've got a visitor once a week in our school. The mother whom I met at the Leche League put The absorbent Mind into my hands at one point, then put her kid in a regular preschool even tho' I was setting up a serious Montessori homeschool 4 km from her house. Here in France people are under social pressure we can't imagine. This year the little boy is still only in half-time school so I offered again. It's going great, he's the model student my son will never be, and the mom gives me vegetables in exchange so Iafter trying it out in a glass bowl I've bought a pickle maker to indulge in constant saurkraut all winter.


 

Depuis la rentrée et surtout sans suspendre pendant les vacances, nous recevons une fois par semaine "en parascolaire" un petit garçon copain de mon fils.


J'ai rencontré la maman à la leche league quand les bébés n'avaient pas 6 mois. C'est elle, même si j'avais entendu parler de Montessori par ailleurs, qui m'a mis l'esprit absorbant entre les mains. Elle était l'une des seules personnes de mon entourage à vouloir mettre en place une autre forme d'éducation, la communication non-violente, etc. Sans elle, j'aurais eu une approche moins documentée à toutes mes démarches. Quelques mois avant la petite section, j'ai fait une proposition.

Chaque famille doit suivre sa voie.

Cette année de moyenne section voyant que l'enfant était encore qu'à mi-temps à l'école et qu'il n'avait pas choisi d'activité particulière j'ai refait une proposition : je ne veux pas d'argent et je ne veux pas de prise de tête ! Tout le monde est en en position confortable et établie. Proposition acceptée à bras ouverts et presque à chaudes larmes. Après une période incertitude il paraîtrait que ça roule :


-L'enfant s'y plaît, trouve qu'il y a des "jouets" sympas dans l'école de son copain, viendrait plus souvent si possible.


-Les parents voient leur enfant content et en plus reproduire fidèlement et sans faute tout ce qu'il fait ici. Finalement la mère m'a dit, ce n'est pas la peine que tu me détailles ce que tu as fait, juste dis-moi s'il y a un problème ou si je peux apporter quelque chose.


-Le mien d'enfant n'a pas vraiment eu autant mal à partager des affaires d'école comme il aurait eu avec un jouet préféré ; puis de mon point de vue, la présence d'un autre enfant le force à se reclasser du côté des enfants, alors qu'à deux avec moi c'est plus ou moins d'égal à égal.


-Moi, j'y trouve mon compte à deux niveaux :


En premier, ça me rassure par rapport au matériel et comment je le présente. Oui, quelle que soit ta formation ou ton approche, il y a des enfants hermétiques à certaines choses. Et le mien l'est. Bien sur que c'est exacerbé par le fait que je suis sa mère, mais il y a une disposition d'origine qui fait que. Voyez ces jouets qu'on donne aux bébés pour trier les formes et les mettre dans un boite ou une coquille d'escargot?  Mon fils a joué avec les morceaux mais n'a fait le tri qu'une ou deux fois. Alors qui croit qu'il va s'épater à tracer les formes du cabinet de géométrie? Les formes en bois pour construire, les cubes, etc, il n'en aurait jamais rien fait s'ils n'étaient pas dans une remorque à roulettes, et parallèlement les gros morceaux de sensoriel de base, barres, escaler et tour ont été délaissés, sauf que la tour rose à force de le voir à l'ordi en page d'accueil sur le forum il a compris que c'était quelque chose d'important pour les autres donc il l'a faite, mais pour les extensions ne retiens pas le souffle.

Alors cet autre enfant, qui dans beaucoup de points ressemble au mien, un enfant pas tranquille, à haute maintenance comme on dirait en anglais, il s'attarde sur les blocs de cylindres, il me demande la présentation des barres rouges, c'est un soulagement pour moi pour mon approche et une "rentabilisation" non financière du matériel que j'ai acheté en croyant bien faire ou fabriqué sur mon temps de sommeil et avec beaucoup d'amour.


J'y trouve mon compte aussi parce que je suis rémunérée et pas n'importe comment. La rémunération fait tourner le monde, en fin de compte, et je ne suis pas insensible. La maman étant fille de maraîcher professionnel et en train de faire des essais pour de convertir ses terres en bio, l'enfant arrive une fois par semaine avec une cagette aussi grosse que lui, pleine de bonnes choses. A cette saison, il y a moins de choix, donc c'est souvent un chou, un chou bien particulier ni blanc ni frisé mi au point à travers une sélection manuelle par son père.


Ne sachant plus quoi en faire de ces choux immenses j'ai eu recours à un livre sur la cuisine macrobiotique  que ma mère m'a offert il y a maintes années.


Et j'ai fait fermenter du chou dans un saladier comme ceci, c'était assez bancal. On a mangé le résultat, mais il n'aurait pas fallu traîner. La deuxième fois c'était mieux et avec moins de déchet.

La troisième fois que je l'ai fait le sel est mieux dosé et le mari patient mis à contribution pour couper finement le chou. C'est fantastique, au bout de 5-6 jours on obtient un produit qui est à mon sens équivalent à de la choucroute crue vendue en épicerie fine ou alsacienne. (Alors qu'on dit que la choucroute c'est 3 semaines)


En fait, j'aime tellement ça cru que je n'en ai pas encore fait cuire. C'est un aliment que je mangerais facilement tous les jours pendant toute la saison d'hiver et qui en plus est super bon pour la santé alors que je n'ai point exploré cet aspect encore.


Résultat, j'ai commandé ceci chez baumaux un fournissuer de graines de là-haut, pays de choucroute, plebiscité par ma belle mère.


et il me tarde de pouvoir en faire assez pour manger et pour faire goûter, puis d'essayer tout plein de choses, d'autres légumes fermentés…



Pour conclure je voudrais donner raison à PPP avec qui, il y a un an, j'ai eu des échanges sur le forum à propos d'ateliers hebdomadaires proposés à des enfants scolarisés par ailleurs ou pas. Comme Montessori est supposé donner la possibilité à l'enfant de répéter un geste x fois et au quotidien, je trouvais, à juste titre si on s'en tient au théorique, que ça ne servait à rien de manière ponctuelle, et que par ailleurs l'enfant ne pouvait avoir une progression. Par contre ce que l'on trouve est que l'enfant cherche à reproduire le geste chez lui. A ce titre je vais peut être renvoyer chez lui une autre paire de formes géo toutes les semaines, en plasticine pas salissante, pour voir avec la mère comment ça se passe. 


La géographie est un des domaines où je me sens le moins en concurrence avec la maîtresse, donc je pousse. Je sens que j'aurais beaucoup à apporter en langage, sons, lettres, mais j'ai le double défi du fait que mon fils à fond dans les chiffres qui ne causent point à son copain, ne s'y intéresse pas pour l'instant, et que c'est présenté de manière tellement différente dans son quotidien qu'il me faudrait une part critique dans son apprentissage pour devenir autre qu'un semeuse de zizanie. On verra.


En tout cas on est contents. En étant bien lucide sur le fait que notre petite collaboration ne sera pas éternelle, l'enfant passera en grande section, fini les demi-journéess ! On le vit pour l'instant, positif pour tout le monde, beaucoup d'espoir et de plaisir, un peu de travail, beaucoup de chou !

 

Par Cyndy - Publié dans : Organisation & Aménagement
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Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /2008 08:32

Even though I don't really think vacation followed by "back-to-school" is necessary or even pertinent for a homeschooled child, I just fell right into the media and society hype. My son didn't care, it was for me – this is the important year, the one in which Mom will prove to be consistent enough to make all that homemade material worthwhile! And it will probably be the year that we'll have our first "real results" since I unfortunately remain somewhat sensitive to my friends' and family's opinions, I know I'll be taken more seriously once my little preschooler starts scribbling a few words and throwing a few numbers in the conversation in the right places. Living in France this will be a considerable exploit, since everybody knows that if you have no formal training to be a preschool teacher you couldn't possibly teach your child anything. (sorry! but the French often make fun of themselves on this point)

So, I took my son out shopping for pink socks and pyjamas to wear to "school", nice gourmet soap to cover up the smell of our stinky insect collection and stagnant paint-recup water, and a host of other things not at all on any school supplies list, see picture below. Spent a day cleaning the classroom thanks to dh who got junior out of the way all day, and made a special meal with homemade fries and ice cream.

After all that and my high expectations I figured he wouldn't even want to go in the classroom on the first day. Wrong! we've never worked so well!

Ah, la Rentrée. Enfant de la société de consommation que je suis, je n'ai pas pu rester indifférente à la tapage médiatique et culturelle autour de "back-to-school." Même si en instruction en famille, je ne vois point d'obligation de "vacances" ni donc de "reprise", nous avions fait une pause en août, par mon propre manque de motivation plutôt que par une demande de la part de l'enfant. En fait, ce n'est pas pour lui que je voulais marquer le coup mais pour moi ! Je repars pas trop mal située au niveau matériel pédagogique et organisation. Et surtout je repars avec une nouvelle confiance en moi de pouvoir piocher à bon escient dans mes idées et celles des autres pour trouver une approche bien adaptée à mon petit écolier. Dans les quelques mois d'IEF qui ont précédé, je suis tombée à plusieurs reprises dans le piège, du moins je le perçois comme un piège maintenant, de trop vouloir appliquer telle ou telle consigne lue ou entendue (et souvent mal comprise de surcroît.)

Cette année me paraît comme charnière pour nous. A partir de maintenant on va voir si maman arrive à être assez régulière pour permettre à l'enfant de profiter de tout ce matériel fabriqué. C'est à dire, si c'est pour faire la classe occasionnellement, je peux arrêter d'acquérir du matériel à ce rythme !! Puis ce sera l'année des premiers apprentissages "visibles". Avouons-le, le fait que junior puisse mélanger des peintures ou faire son escalier de barres rouges, madame-ou-monsieur toutlemonde s'en fout totalement ! Quand junior commence à gribouiller ses premiers mots et utiliser quelques nombres à bon escient, l'IEF prend toute une autre dimension aux yeux de la famille et de l'entourage. Oui, je suis toujours sensible à ce regard…

Donc voilà, à l'aube de notre "moyenne section" (appellation que je trouve…moyenne) j'ai souhaité marquer le coup. Faute de liste de fournitures obligatoires diffusée par l'établissement scolaire, nous en avons dressé une, un peu différente. Et nous voici partis à Toulouse pour acheter……





Ensuite il ne restait "plus qu'à" faire un peu de ménage sérieux dans la pièce. Papa a trouvé de quoi distraire son fils presque toute une journée à l'extérieur et pendant ce temps j'ai aspiré, dépoussiéré, ramassé des pois et des lentilles égarés. J'ai enlevé le terrarium en prévision de récupérer cette place au sol avantageusement en cours d'année. Cet écosystème fermé s'est avéré très difficile à entretenir et on a assez de plantes à soigner par ailleurs ! Tout ce qu'on y plantait se faisait manger par d'invisibles herbivores et j'avais peur que les vers de terre donnés par papi meurent d'ennui et sentent mauvais…

La veille au soir j'ai fait un repas de fête avec des frites à la poêle, du ketchup maison, une glace au caramel maison.

Avec tout ça et mes grandes attentes, il aurait été logique dans la séquence que Monsieur ne veuille même pas rentrer dans la classe le lendemain matin.

Nous n'avons jamais aussi bien travaillé !

 

Par Cyndy - Publié dans : Organisation & Aménagement
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