Living well is the best revenge. After Hell and high waters with getting my future school off the ground, things are looking up in a major way for the future. Got a great assistant, a potentially perfect work schedule, just a little more effort to get it off the ground.
Living well is the best revenge. Citation courante dans les pays Anglo Saxons. De George Herbert, poète et homme d’église des années 1600. Toujours et encore d’actualité.
Cela implique qu’on a besoin de vengeance, chose qui n’est point compatible avec la CNV ou toute autre démarche actuelle de communication et vie intelligentes.
Ceci dit c’est une idée toute simple qui m’a permis de lâcher mes démons. De me désimpliquer des vies et des projets des autres et de profiter pleinement du positif resplendissant que j’ai sous le nez.
Après péripéties x et y comment faire pour ne pas succomber au deuil (à faire certes à tête reposée) de la super école à la maison qui s’était dessinée ? Comment avoir l’impression que l’effort fourni n’est pas à fond perdu ? Comment faire tout bêtement pour passer des journées agréables, euh…potables ? Comment faire même pour assurer mes propres besoins physiologiques (pipi par exemple) tout en assurant la sécurité et les bonnes conditions de travail de ma petite classe ? Comment faire sur le plan pratique pour faire dans la maison en 30 mn par jour ce qui pouvait se caser sur des journées entières avant ?
Le dernier point se règle au fur et à mesure avec mon conjoint qui assure vraiment le relais après avoir eu sa moitié à la maison depuis plus de 5 ans ; il y a probablement quelques écarts de plus au niveau du rangement et de la poussière mais la bonne nouvelle est qu’on mange toujours aussi bien et que tout le monde trouve un slip propre à se mettre le matin !
Pour le reste, mes journées se passaient déjà un peu mieux quand j’ai appris par le biais d’une maman qu’en tant qu’association à but non marchand, on avait le droit à une embauche en contrat aidé.
C’est une révélation. Si je l’avais su il y a quelques mois, j’aurais été moins en proie aux autres en général….ceci dit, ce n’est pas une panacée forcément…. pas une embauche libre, les candidats doivent répondre à certains critères. J’ai été à L’ANPE (mince ça ne s’appelle plus comme ça) passer deux matinées entières à mettre tout ça au point. Avec l’idée en tête que ça pouvait ne pas aboutir. Un poste sensible, une démarche particulière. J’ai reçu tout le monde qui a répondu, en dehors de mes heures de travail déjà longues. La chance m’a souri en tout fin des candidatures.
A la fois calme et affairée, cette nouvelle assistante évolue dès le premier jour dans notre environnement montessori comme si elle y était née.
Après contrat signé atomes crochus trouvés ! Et pour moi en tant que personne et pour ce que je souhaiterais pour les enfants reçus par l’association.
Elle prépare la salle, sans que j'aie demandé, la source d’eau, les éponges en état ; puis quand j’arrive il y a la lumière allumée et la serrure défaite, je suis accueillie…ça change tout !
On est loin (et ce n'est pas le hasard) de ma première démarche de tenir compte d'un CV plutôt que du relationnel.
L’avenir proche est déjà en bonne voie. Je m’investis énormément mais depuis allez, une 15 aine de jours je suis en mesure de dire que ce qui est proposé à mon fils est plus riche que ce que lui aurait été proposé en IEF. C’est une borne importante et motivante.
J’ai depuis quelques jours la nationalité française.
Il y aura donc un obstacle en moins à cette future école. Une dérogation
en moins à demander. Sur le plan personnel c’est quand même marquant pour moi. Je n’avais pas besoin d’un papier pour faire le constat
que j’étais bien plus attachée à ce territoire que pas mal des indigènes ! (sans pour autant être moins attachée à mon pays d’origine) Puis pouvoir voter, c'est chouette, à la fois un privilège
et un devoir...
Pour le local, le souci pour créer une école tourne principalement de nos jours autour de l’accessibilité handicapé. Sur notre local prévu pour l’année prochaine il y a un accord de principe de la part de la DDE, avec juste quelques détails à régler au niveau de la pente de l’escalier pour que les plus de 6 ans puissent profiter d’un peu de place en mezzanine pour une salle de travail complémentaire. Le délai que le montage du dossier a pris nous a donné le temps de trouver la solution pour ce genre de détail. Cette année on fonctionne en « ateliers » ce qui dans la pratique donne un peu plus de latitude par rapport aux diverses normes. La bonne nouvelle pour nous est que même dans notre local temporaire nous sommes maintenant à un niveau quasiment normable. Tous les dispositifs de sécurité sont en place, extincteurs du bon type au bon endroit, accessibilité en fauteuil à part à un endroit où il faudrait ouvrir les deux battants de la porte. Notre procédé alimentaire peut convenir aux services vétérinaires et notre employée en herbe est connue de l’Urssaf, moi-même j’ai trouvé un statut, et toute l’activité éventuelle (car il ne faut pas rêver, il faut que je dorme) de fabrication est séparée de l’activité de l’association.
Roule alors.
Roule en tranquillité. Roule en plaisir. La petite lumière m’attend.
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