Things are better, I’m back to my usual self, so
I’ve come back to my blog. I expected opening a school to be administratively trying. Financially trying. But not emotionally trying like it has been. And we’re not anywhere near official school
status yet. Even tho' several people backed out on me some for very good reasons, I've got my thing up and running, and the kids are doing good work.
Partie I - l'organisation
Je le sens, tout a bougé. Je vais au marché, on me regarde dans les yeux, plein de sourires échangés
avec des inconnues, l’air me remplit les poumons et lève mes cheveux (un peu plaqués par la pluie, certes…). Mon état normal d’être et communiquer est de retour après une épreuve.
GO SOMEWHERE ELSE IF YOU DON’T LIKE WHAT YOU READ HERE.
Ici c’est chez moi.
Alors, qu’est devenue depuis quelque temps cette bloggeuse autrefois disponible et
intarissable ? Voici le récit des évènements de ces derniers mois. Bien sur, ici je ne m’acharnerai point à nommer des noms ni à exprimer ouvertement le fond de ma pensée. Ceci dit, ici je
suis toujours ici chez moi et dans les limites de la loi j’ai la liberté d’y dire ce que je veux, tout comme mes lecteurs potentiels ont la liberté d’aller lire ailleurs !
Un jour fatidique vers la fin du mois de février je me suis levée un matin en me disant…
Il faut monter une école. Pas un rêve, un besoin.
Je ne voulais pas un jour me retrouver dos au mur quand l’IEF ne conviendrait plus à mon fils (5 ans
fin août), ou pire, ne me conviendrait plus à moi. J’ai de multiples contacts qui, l’aîné arrivé à 6-7-8 ans, se rendent à l’évidence que l’enfant ne trouve plus chaussure à son pied sans un
groupe de pairs. Pour ma part, je sentais déjà arriver au loin une sorte de lassitude de proposer, proposer, proposer, quand concrètement, seulement une petite partie de ce que je mettais en
place servait réellement.
Donc OK, ce qu’il faut c’est une école, j’avais eu maintes encouragements de mon entourage et fait des
rencontres géographiquement rapprochées qui m’ont fait imaginer qu’il y aurait un intérêt pour ce type d’établissement ici dans mon coin de campagne, qui fait quand même partie du bassin d’emploi
de Toulouse et d’Albi.
Donc, j’ai démarré une campagne d’affichage et un programme de rencontres avec les diverses
collectivités, me disant que si fin mai je n’avais pas suscité un intérêt suffisant, si je n’avais pu esquisser les grandes lignes d’un projet valable par le biais associatif, je plierais tout ça
au profit d’un plan B paisible qui comporterait notamment une année de plus d’IEF, car à l’époque celle-ci se passait enfin à merveille dans une
ambiance détendue et souple.
Quelques coups de fil, quelques rencontres avec maires, conseillers, élus en tout genre plus tard, une
sympathisante du projet place une annonce sur internet. N’étant pas au courant, j’ai du mal à comprendre l’appel que je reçois en suivant. Vous êtes où ? vous voulez quoi ? Une personne
dans une autre région en train de finir une formation Montessori béton, prête à déménager, veut se joindre à moi. Mure réflexion tout de même dans la précipitation, plusieurs rencontres malgré la
distance, l’affaire est faite, on est complémentaires, ça roule. Cette nouvelle tournure semble indiquer l’ouverture simultanée d’une classe 3-6 et d’une petite classe 6-9, déjà que j’ai eu des
demandes sur cette tranche d’âge et la personne concernée a un enfant qui aurait sa place en 6-9.
Désormais, tout s’accélère, je ne suis plus toute seule dans le projet tout en l’étant autant au jour
le jour pour mettre tout ça en place. Il faut trouver un local, il faut assurer le matériel, il faut mettre en place les balbutiements d’un programme 6-9 ans.
Selon mon plan A je devais laisser tomber à ce moment là, le moment où mon implication compromettait
ma vie familiale non pas faute d’intérêt mais faute d’avoir trouvé quelques parents qui s’impliquent vraiment à fond pour que cela se fasse. Pourtant je ne laisse pas tomber grâce à cette promise
participation outre région. Le rythme des rencontres et des démarches s’accélère. Du coup, ma vie privée en pâtit, on ne fait plus la classe à la maison, plus d’exercice ni musique pour moi, vie
de couple perturbée. Je me lance entre autre dans une formation tous azimuts sur le 6-12 ans, une partie à distance, une partie par l’achat de livres de référence, puis un stage à Rennes au mois
de juillet qui devait être suivi par un autre maintenant à la toussaint et une autre en février.
Je rencontre une famille ayant un local à prêter pour un démarrage d’ateliers, avec une possibilité de
local pouvant officiellement recevoir le public par la suite.
La personne avec qui je devais travailler a déménagé en début d’été pour venir dans la région, en
toute bonne foi. Elle est restée trois semaines chez moi avec ses enfants et ensuite a trouvé un logement. Possiblement l’incompatibilité aurait été prévisible dès le départ mais j’étais vraiment
dans une démarche d’entente à tout prix autour du projet qui n’obligeait pas, pour moi, de relations privées très étroites. Quand elle avait trouvé son appartement je me suis efforcée de trouver
ça normal qu’on n’ait pas de contact pendant 3 ou 4 jours d’affilé alors qu’on était censées se passionner pour la même chose.
Courant août, à une question de jours de la rentrée qu’on devait matérialiser
par des « ateliers » à défaut de statut d’école (en cours) cette personne m’a révélé qu’une
collaboration avec moi était impossible.
Il ne me semblait tout de même pas opportun de jeter l’éponge donc j’ai maintenu l’ouverture des
ateliers, prévu pour 3-8 ans avec un roulement de parents pour me seconder, dont finalement la plupart fortement sensibilisés voire formés à la pédagogie Montessori.
J’étais plutôt contente d’avoir des plus de 6 ans ; cette approche-là m’intéresse vraiment.
J’avais déjà bouclé programme et assez de matériel pour alimenter au moins le premier trimestre, re-écrit deux grands récits et collecté pas mal de supports autour de ces thèmes…
En l’espace de quelques jours autour de la rentrée ou plutôt après, mon équipe de fortune s’est
totalement effritée. Chaque famille avait une raison tout à fait réelle et valable voir grave pour se désister, la santé par exemple, ça ne se discute pas. Cependant face à la somme de travail
fait et à faire qui m’incombait je n’ai pas pu m’empêcher de vivre tout ça suite au désistement de ma collaboratrice comme un abandon collectif, et d’avoir un sentiment de colère envers tous
collectivement.Quelque part là de dans j’ai eu ma part de responsabilité dans le démantèlement, j’ai prié l’amie qui restait (avec affinités et formation montessori) à trouver une autre solution,
pour son fils grand, me sentant pas de mettre en place un pgm 6-9 pour un seul enfant ; puis dans l’esprit montessori, quel intérêt ?????
Ouf, la grande majorité de ce beau monde n’avait pas pris le soin d’adhérer à mon association (pas de
droit de vote, pas besoin d’assemblée extraordinaire pour les exclure), même s’il y en a plusieurs qui restent dans les parages pour travailler avec moi en tant que salarié dès que j’ai le statut
école et des inscriptions l’année prochaine. A ceux et celles là je dis publiquement, si vous n’avez pas pu vous rendre disponible pour ma rentrée, donnez moi un peu de votre disponibilité en
cours d’année pour me montrer de quoi vous êtes faits, si vous avez l’intention de travailler avec moi ultérieurement !
J'ai fini par me sentir coincée, seule, dans une situation que je n'aurais jamais construite seule de
cette façon. Donc pour le meilleur ou pour le pire, je passe mes journées dans un local
prêté, avec un nombre très restreint d’enfants 3-6 ans. La chose est lancée. Parallèlement il paraîtrait que mon ex future collaboratrice qui avait déménagé pour participer à mon projet serait en
train de faire des démarches pour monter ateliers ou école à quelques kilomètres de chez moi, par le biais d'une association qui anti-date sa rupture avec moi. Vous m'en voyez évidemment ravie.
C'est de bonne guerre mais même dans la guerre il y a des règles. Ceci dit, tout comme l'habit ne fait pas l'homme dans son intégralité, la formation fait éventuellement le montessorien (et
encore) mais ni le gestionnaire ni l'agent de relations publiques.
Où est donc le savoir vivre et ... la paix cosmique... si on ne peut pas la faire au niveau local ?
J'ai toujours ouvert mon projet à tout le monde qui voulait donner quelque chose pour qu'il aboutisse. Même je me dis que j'ai trop ouvert mon projet, il aurait mieux valu une structure juridique
d'entreprise, à prendre ou à laisser. Le temps nous le dira. J'y ai cru pourtant à l'associatif, à la participation, je le crie moins haut et fort maintenant.
Alors tout comme Florence (merci pour les indications de cabinet perles) je vous dis : je ne fais plus l'école à la maison. (mon deuil sera pour un autre post ).Je ne me déplace plus chez les
copines pour une journée d'échanges. Ceci dit rien ne m'empêche de recevoir !!!
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