Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 22:55

Pendant les vacances du mois d’avril il y aura un stage de fabrication de matériel sous l’ombrelle de l’association AMIS, dans mon fief tarnais que j’animerai conjointement avec Murielle Lefebvre.

 

(Non ce n'est pas pareil que l'AMI qui ne conseille que du matériel Nienhuis).

L'AMIS est l'association 1901 fondée par Murielle. Elle oeuvre pour l'acceptation de cette pédagogie en France depuis un bon moment. Je suis plutôt flattée de figurer dans son catalogue de formations et impatiente de concrétiser cette rencontre virtuelle.

Petit bonus pour moi, j’apprendrai certainement les bases d’une nouvelle technique, la fabrication de meubles en carton, puisque Murielle compte partager avec nous son nouveau savoir-faire lors du stage.  

 

Par Cyndy
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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 23:58

Ce post manquue cruellement de photos !!!


L’avant dernier jour de notre séjour, pour rajeunir un peu l’ambiance des visites à des maisons de convalescence et communautés de retraite, nous avons visité une école Montessori. Heureusement que j’avais passé des coups de fil avant car, à la lecture de la revue mensuelle pour parents dans la Bay Area, il n’y aurait pas une mais trois écoles s’appelant Montessori dans le coin. La première que j’ai appelé s’arrêtait à 5 ans, bof. Une autre proposait une ségrégation d’âges « à la » école classique. La dernière va jusqu’à 9-10 ans et semble avoir une approche potable, bon contact au tél.

 

Un peu de recherche vous dira que les écoles Montessori aux US varient entre 500 et 1400 dollars par mois sur 10 mois, avec une moyenne autour de 800-1000$. Même si on peut imaginer une sorte de parité dollar-euro par facilité, il n’en est rien au niveau des salaires. Il y a 15 ans, j’ai été embauché en tant que mangeresse d’un point-café à 2000 dollars nets d’impôt (prélèvement mensuel à la source) par mois. Le jour où j’arriverai à ramener 2000 euros par mois nets d’impôt et charges en France, entre autre les poules auront des dents et mon mari prendra la retraite. C’est juste pour dire que 1000 dollars par mois n’a rien à voir avec 1000 euros par mois.

 

Un point en commun entre toutes les écoles à tous les prix aux US, il n’y a aucune photo d’ambiance sur leurs sites internet, qui sont d’une sobriété déconcertante, presque déprimante. Un fait qui m’a frappée, certaines  écoles primaires haut de gamme ne prennent des dossiers d’inscription que si l’enfant a fait au moins deux ans dans une ambiance Montessori, fait des additions et lit des phrases entières. Si c’est hyper élitiste c’est aussi le rêve, pour l’enseignant au moins, ne pas avoir à être en lutte permanente pour intégrer ceux qui n’ont pas les même bases. Et c’est hallucinant que ses écoles-là en plus de demander quand même cher, peuvent se permettre de refuser des candidatures.

 

Enfin mon séjour a lieu dans un endroit qui aurait pu être qualifiée de rural il y a peu de temps, et non pas dans un grand centre urbain drainant une population citadine. J’ai su à la sortie de l'école que j'ai visitée que le tarif mensuel pour un plein temps pour l’âge de mon fils 5 ans et ½ (voir commentaires sur horaires plus loin) est de 560 dollars. Cette école existe depuis 1986. Elle se situe en zone totalement résidentielle. En arrivant, une seule pensée, IMMOBILIER, IMMOBILIER, IMMOBILIER, ici c’est inimaginable, autant de terre, la folie, ça ressemblait à un ranch, puis arrivée dans le halle d’entrée, bien 80m2, où les enfants jouent avant et après l’école, cette impression perdure. IL y a trois bureaux de taille confortable sans luxe, les salles de classe, un réfectoire, et toute une partie bébé-bambin que je n’ai pas vu. C’est là où ils doivent gagner des sous, personnel moins qualifié je suppose.

 

J’ai été super bien accueillie. De toutes façons on est bien accueilli partout où on serait susceptible de dépenser un sou…et même là où il n’y a pas cette arrière pensée, me semble-t-il, on est bien traité tout de même. La directrice pédagogique de l’école est noire et les enfants ressemblent à une pub Benetton. Dans la classe 6-9 qui terminaient leur snack collectif nous avons été présentés formellement aux enfants. Chez les 3-5 (où les collations se font en continu dans la classe mais je n’ai pas vu) on a circulé librement, mon fils a demandé une fois par mon intermédiaire et une fois en direct, la présentation d’une activité VP par Miss Pam, qui s’est rendue disponible de suite, égale à elle-même. L’assistante a été visiblement sidérée d’avoir cette demande d’un enfant en visite. Le gosse qui attend, auréole bien visible et brillante au dessus de la tête, que la dame se libère avant de toucher à quoi que ce soit.  no comment !!!

 

Miss Pam avait construit un igloo en bouteilles à lait gallon blanches (non il n’existe pas de la récup semblable ici…c’est génial elles étaient tout simplement attachées par les poignées) en début d’hiver dans lequel il y avait une activité de vie pratique qui tournait tous les jours, les enfants ne se disputaient pas la place dans l’igloo, d’ailleurs ils étaient en train de faire ce qu’on lit dans les livres, ils travaillaient avec de la VP et du sensoriel (majorité) j’ai vu que les fuseaux était en service aussi. Le matériel à part le rayon de VP très étendu, n’était pas riche et en état très moyen. L’espace est grand et agréable, j’ai essayé de regarder un max de choses tout en continuant à discuter avec la directrice. J’essayais de dire des chose positives sur ce que je voyais, de faire part de mes difficultés de mise-en-étagère, elle prenait quand même l’attitude de la personne qui a de l’or en barre. Nous, on est bien organisé car l’école existe depuis 1986. Leur matériel existait peut être depuis 1986 aussi. Cela m’avait l’air un peu maigre en maths surtout en vu du fait que les « grands » travaillent dans la même salle l’après midi, puis pour les cartes de Géo, il n’y avait que le planisphère, en état de marche mais tout juste.

 

Dans la classe primaire, qui comptait 7 enfants, pas mal, vu qu’elle a démarré l’année dernière, il y avait quelques supports sciences en évidence, anatomie, animaux, etc. Ceci dit quand j’ai demandé en toute nonchalance à l’enseignante si elle basait son curriculum sur les « great lessons » (même si en français on trouve plusieurs appellations, grandes leçons, grands récits, fables, je n’ai jamais rencontré d’autre appellation en anglais que celle-ci). La première fois elle a répété « lessons » et m’a donné la séquence de leurs thèmes, on, a fait ceci puis cela. J’ai reformulé ma question, et au mot curriculum, elle me sort une liasse de documents polycopiés d’environ 8 cm d’épais en me disant qu’elle appliquait un curriculum montessori qu’elle a eu lors de sa formation. Bon, à part le fait que le curriculum Montessori que je me suis compilé mesure plus d’un demi-mètre d’épais, il est clair que les grand récits ne sont pas à l’ordre du jour dans cet établissement. Ce qui ne veut pas dire que les enfants ne font pas un travail intéressant. J'ai décidé de ne pas demander leur lieu de formation.

 

Aux US, le prix de l’ouverture est …des vertes et des pas murs, de la dilution, de l’adaptation. Rien que le fait qu’il y ait autant d’école publiques Montessori…en gros une ou deux dans chaque ville importante, on peut tout de même imaginer que tout comme les écoles sous contrat en France, ils n’ont pas libre arbitre de ce qu’ils font. Tout le monde a l’air de coexister assez paisiblement, tout comme les proprios indiens (d’Inde) de mon hôtel avec leur personnel venant de 3 pays différents et leur clientèle multinationale. Les formations Montessori, car je me suis renseignée, vous vous en doutez, se font soit sur des années scolaires universitaires, ou alors sur des périodes d’été de deux mois, à compter de la sortie de classes c’est à dire de début juin qui n’est pas facilement compatible avec une année scolaire française. Les formations se font sur plusieurs étés en 6-12.

Des formations à la semaine à la chez Yvette ou chez Papachapito, ça n’existe pas.

 

Rhythme de travail : les enfants nés avant 1 sept 2004 (mon fils y est histoire de 10 jours) sont en âge de kindergarden publique et donc font l'école jusqu'à l'âge reglementaire de 15h tout comme les primaires et lycéens.

les 3-5 ans nés après le premier septembre font une école maternelle c'est à dire qu'on les récupère à 11h30.

Mon fils né fin août ferait ses matinées avec la classe 3-5 et ensuite ses aprèms avec les 6-9 pour les maths et la géo. Ma foi. POurquoi pas mais ce serait une année particulière dans le parcours de l'enfant.

 

Par Cyndy - Publié dans : Réflexions sur Montessori
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Samedi 23 janvier 2010 6 23 /01 /2010 00:59

Bon pour en finir avec les US, même si j’ai fait une bonne coupure avec mon quotidien, je n’en ai pas fait avec Notre Grand Sujet d’Intérêt.

 
Je me suis enfin acheté quelques affaires genre slip (faits avec assez de tissu pour ne pas monter dans des endroits inconfortables) et pantalon taille tall SVP. En dépit de ma nationalité française toute fraîche, ma morphologie ne correspond toujours pas pour autant à la norme nationale pour pouvoir m’habiller confortablement de ce côté de l'océan. Pourtant ni éléphant ni girafe par rapport à mon entourage, mais quand tu t'achètes une chemise taille 44 et que tu ne peux pas lever un bras de peur d'écraser un sein c'est que ce n'est pas la peine d'insister.

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Mais bien avant de penser fringues, j’ai fait une bonne commande de matériel Montessori d’une société au Canada :

Le jeu des timbres (des heures de boulot, 18 dollars, je prends), le jeu de la banque (rien que pour la boite, je referai les étiquettes), les figures circonscrits, un matériel fantastique que je n'imaginais pas abordable, les tablettes baryques (pas un franc succès pour le moment mais je sais qu'en avril il se les disputeront), une boite réglementaire pour mes fuseaux qui étaient dans des pots de yaourt (je garde quand même les jolis bâtons en merisier brut débités et poncés par mon homme), des cadres d’habillage. Seule mauvaise surprise, le cadre velcro est arrivé en tissu camouflage, pas exactement en rapport avec notre politique ‘lieu de la paix’ mais le seul qui s’en est plaint fut…mon fils, grand tireur d’élite devant l’éternel.

 

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Je n’étais pas au centre ville de Houston mais putôt à Webster/ League City,  en fonction du lieu de soins de ma mère, mais j’ai tout de même pu profiter de 3 magasins différents pour enseignants/homeschoolers dans le coin.


Je rappelle que l’école publique commence à 5 ans aux Texas donc ceux qui veulent sensibiliser leurs enfants aux plaisirs scolaires avant sont en quête de matériel, puis le homeschooling primaire, collège et même lycée est un peu plus courant. Dans la région de Dallas il y a carrément une assoc qui propose des cours de 5 à 18 ans aux homeschoolers, animés par les mamans compétentes ou par des intervenants extérieurs. Tout ce qu’on ne sait pas forcément faire à la maison, art, musique, langues étrangères, motricité/sport, maths, histoire-géo…..


Enfin dans ces magasins de supports pédagogiques, j’ai fait main basse sur :

- d’énormes paquets de papier coloré recyclé, made in USA et totalement abordable genre 4 dollar les 500 feuilles. La « construction paper » de mon enfance manque cruellement en France, ici pour que les petits aient des feuilles de couleur on passe presque de suite à la qualité Canson avec prix en rapport.


- un lot d’une 30-aine de pinceaux pour moins de 5 dollars, j’en sors les plus petits pour peindre les cartes puzzles et les autres seront pour les enfants.


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OK là c’est du chinois mais en France le chinois se vend plus cher.

Le taux de change est extrêmement favorable. Les pastels gras ci dessus 5.99 moins 30% de soldes moins le taux de change, c'est une formalité, pourquoi s'en priver ?

- des flacons de couleurs en verre et alu, du pro pour les activités odeurs, saveurs, températures

- des ronds en plastique épais découpés jusqu’à 12 OK ce n’est pas du Montessori mais c'est à 9 dollars, j’en ferai quelque chose d’intelligent.


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--effaceur et teneur de craie pour tableau noir ; une maman nous a fait un tableau et offert la peinture qui va avec !

--des lunettes de sécurité taille enfant pour expériences, 2$50 pièce je ne trouverais jamais ça ici !

---des crayons rouges, si je décide de faire du zèle sur les plateaux des natures des mots 

-- des feuilles de papier ronds que j’entends mettre sur un tour à poterie acheté à emmaus pour peindre ou goutter des choses dessus.

-- des mèches à bougie qui nous ont fait défaut pour les fêtes, des fêtes il y en a toujours d’autres

-- un habitat à fourmis observable avec un produit qui les nourrit   

-- de la colle-paillette, un grand paquet de 10 couleurs, ce plaisir je crois que je réserve pour mon fils.

-- des pochoirs et plaques à transfert sur plusieurs thèmes

-- une super géniale activité avec des aimants, pour reproduire des cartes-guide avec des anneaux aimentés polarisés qui se collent ou se rejettent   

 

Là, ma petite classe roule dans la décadence. 

 

Et puis, j’ai visité une école Montessori, une vraie, avec de vrais enfants...ce qui fera l'objet d'un autre article.

Par Cyndy - Publié dans : Réflexions sur Montessori
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Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /2010 23:16
L'alimentation des Américains a fait couler beaucoup d'encre.  Sans vouloir rentrer dans quelque polémique que ce soit je suppose que c'est comme le reste : avec tant de gens de tant d'origines et tant de modes de vie différents, on y trouve du meilleur comme du pire. Houston a dans certains milieux internationaux la réputation d'être la ville au monde où on mange le mieux (si si), cependant le Texas serait l'état où l'obésité morbide est plus élevée. Ceci dit les deux ne sont peut être pas incompatibles ! Tant de bonnes choses en offre 24/7, tant de tentations, nul besoin d'attendre l'ouverture des restos à 19h... on y va tout de suite !

J'ai été agréablement surprise par l'arrivée du bio dans la grande distribution, autant voire plus qu'en France.
Et agréablement surprise, presque choquée, par le cout de la nourriture en magasin après avoir depuis des années à écouter la rengaine de ma mère, tu vas voir, les choses ont tellement augmenté bla bla bla mais en fait elles augmentent partout alors que tout le monde croit avoir l'exclusivité !

Voici quelques images commentées dans l'ordre où elles viennent...


La gourmandise ne s'estompe pas avec l'age. Moi, je prends ma glace nature sans fraises ou bonbons rajoutés. Ici c'est la taille "SMALL"

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Les trois suivantes : un grand magasin de poisson direct du producteur à Kemah. Il y avait aussi des produits importés congelés qu'on trouve dans les épiceries orientales, bonjour le parfum...


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On a choisi plutôt le magasin un peu plus loin, c'était nickel et les prix vraiment raisonnables :

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Première excursion au supermarché Krogers, où on m'a donné une "carte du magasin" sans me demander une adresse permanente ni quoi que ce soit. Ce n'est pas du tout tcomme Lec*** où les points ne s'accumulent que sur des produits industriels que je n'achète pas. Là c'était autant sur le frais, puis tout en réduction immédiate. (Vous n'allez pas faire attendre un Texan...)

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Les oranges texanes, qui sont de loin les meilleures du monde pour le jus bien que trop villaines pour ête transportées et vendues en dehors de l'état.

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La taille des boissons est impressionante et on s'y fait très rapidement, de toujours trimballer un truc à boire.


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Ici un grill mongol, on remplit un petit bol en inox d'une selection d'une 12-aine de viandes, une 20-aine de légumes, crudités, quelques mètres d'asaisonnements et ingrédients supplémentaires. Votre sélection est cuite sur le grill et servi au choix avec riz complet, nouilles uban, ou pâtes spirales.

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Ici le seul resto mexicain que j'ai pu faire durant mon séjour, choisi non pas pour sa carte, sa déco ou sa réputation mais arbitrairement par sa situation géographique. Basique et bon.


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A la recherche des gouts de l'enfance je me suis arrêtée dans une caféteria Luby's juste pour le dessert. Un peu déçue, je ne supporte plus ces grandes quantités de nourriture et la sélection du jour n'était pas ce que j'esperais, mais j'ai tout de même renoué avec la simplicité dans les desserts choco qu'on a du mal à trouver en France. Là bas, vous pouvez y aller, votre gateau au chocolat ne renfermera point de liqueur, de fruits secs, ni même de caramel.


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BON APPETIT !

 

 

 

Par Cyndy
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /2010 08:01

On imagine les US comme pays hyper réglementé hyper fliqué et où il y a un assureur et un avocat prêts à se gaver sur le moindre procès. Cependant dans la pratique je vois au moins autant d’écarts et peut être un peu plus de souplesse qu’en France au niveau de la sécurité.

 

Vous voulez faire jouer votre enfant dans la Bay Area, je vous conseille vivement le super parc public après Nassau Bay sur la Nasa Road 1. Génial, des structures de jeu à perte de vue, de la place pour courir, aires de pique nique couvertes et non couvertes, aires de basket couvertes et non couvertes, les premiers servant de hall de banquet tout temps en plein air.

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Sur cette aire de jeu votre enfant va pouvoir évoluer sur de l’horizontal-en-hauteur comme jamais il pourra en France, normes obligent.

 

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Après, allez visiter Battleship Texas, un site superbe…

http://images.travelpod.com/users/marijka/1.1242363060.battleship-texas.jpg



avec des descentes périlleux tout de même. Je suis ravie d’avoir visité ce monument pour la nième fois de ma vie cette fois avec mon enfant que j’ai surveillé de près, enfin heureusement que je n ‘en ai pas 5.

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L’accessibilité aux personnes en fauteuil roulant est vraiment assurée partout ou possible (non, grimper en haut du Battleship n’est pas proposé). Voici une rampe très bien intégrée dans l’existant mais -que fait la DDE- c’est loin des 1m40 réglementaires  européens !!

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L'ensemble : tres joli.

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Par ailleurs, ce serait dommage de priver des conducteurs de fauteuils du droit de dépenser de l’argent dans les grands magasins, cette photo de caddy chez Walmart grâce a ‘Patrick’ sur Picasa mais j’en vois des plus élaborés encore, non munie d'appareil photo.

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En arrivant dans le pays ou les médecins peuvent presque plus exercer à cause des frais d’assurance de ‘malpractice’ j’apprends que ma mère âgée de 84 ans est victime d’une gaffe médicale à la bande dessinée, où le chirurgien distrait recoud le ventre avec un tournevis de dans. Enfin dans son cas ce n’est pas carrément un tournevis m’enfin peu importe. On peut se demander si les avocats et les procès sont cause ou conséquence d’un système cher et verrouillé ? Une nécessité au vu d'un certain laisser aller ? C’est clair qu’aux US, un pourcentage de patients tout de même relativement important accède à des outils de diagnostique et une technicité de soins qui sont réservés aux politiques et aux conducteurs de formule 1 en France. Oui oui je sais il y a le revers de la médaille toujours cité (les laissés pour compte), mais aussi peut être un revers de medaille caché : gros moyens égalent grande possibilité d’erreur ?

Je ne porte aucun jugement mais je réfléchis dans tous ces domaines au juste milieu entre la négligence et le zèle, ce n’est pas évident.

Par Cyndy
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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /2010 08:54

Le « Spaghetti bowl » est un enchevêtrement de ponts et de bretelles surélevés.

 

http://aminus3.s3.amazonaws.com/image/g0007/u00006695/i00683592/c1ed45957bf287a863c9badc2debce27_large.jpg

Vous l’avez compris, je suis venu me ressourcer en me gavant de sauce piquante. Cela faisait presque 5 ans que je n’étais pas rentrée au Texas !


Une chose n’a pas changé, vu les distances, on passe énormément de temps à rouler.

Les Américains sont dans une passe ‘voitures couleurs neutres’ comme c’était le cas en France il y a quelques années. La majorité des voitures est blanc, gris ou l’occasionnel rouge, donc ma voiture de loc est extrêmement visible sur les parkings…chouette !

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La bizarrerie de la nomenclature des routes dans la région Houstonienne : chaque freeway est numérotée, la signalisation routière n’utilise que ces numéros. Cependant, dans les échanges entre résidents, dans les publicités, jusque dans l’annuaire, les directions et les adresses utilisent d’autres noms :


-la 45 est la « gulf freeway » sauf à la sortie nord de la ville, c’est North freeway, logique.

-la 59 s’appelle « southwest freeway » sauf à sortie ouest de la ville, la c’est Eastex freeway

-la 290 s’appelle « northwest freeway »

-la interstate 10 s’appelle Katy freeway

-la 610 est le « loop » (periph) mais c’est tout une organisation. C’est disposé en carre autour du centre, chaque tronçon porte le nom de son orientation : South Loop, North Loop, etc. puis sur chaque tronçon il y a deux directions possibles, par ex South loop West ou South Loop East. Le piège étant quand on dépasse le « coin » du carré, on n’est plus sur la South Loop East mais sur la East loop North…

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Aujourd’hui pour aller manger à « Olive garden » avec les parents d’un ami, j’ai pris Old Galveston Road (alias State highway 3) Nord jusqu’à attraper la Gulf Freeway North. J’ai laissé passer la sortie 610 (East Loop) Nord et Sud, mais de l’autre coté de Downtown, j’ai pris 610 (North Loop) Ouest quelques minutes pour sortir à la « Northwest Freeway (290) » Au retour on aurait pu m’imaginer à la recherche de la sortie pour 610 Est mais comme je n’étais plus sur la North Loop mais sur la West Loop, euh, il a quand même fallu que je réfléchisse….

Il faut rajouter qu’ici il n’y a quasiment aucune notion que les véhicules plus lents doivent être à droite, ni qu’on dépasse par un coté plutôt que l’autre. Les sorties se font tantôt a gauche tantôt a droite, des fois en option, des fois en « exit only » donc gros détour en perspective pour ceux qui se trouvent sur la mauvaise voie. Du coup, tout le monde change de voie en permanence et roule a des vitesses très disparates (limitation vers 105 km/h mais celui qui a dit que les Américains étaient obéissants et disciplinés par rapport à ce genre de chose n’est pas venu à Houston !

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La conduite en ville est un peu différente. Tourner à droite au feu rouge est autorisé (heureusement, car les feux sont très longs) après avoir marqué l’arrêt. Tourner à gauche est autorisé avec la flèche verte mais aussi au vert simple si pas d’obstacle. Les feux se trouvent apres le carrefour et non pas avant (mon cher et tendre en a fait les frais il y a quelques années). Les limitations de vitesse varient sur mes trajets quotidiens hors autoroute de 25 à 60 miles a l’heure, ça change tous les 200m, et là par contre, il y a du flic et du sheriff partout pour vérifier le respect de ces limitations (sans pour autant que les automobilistes s’y plient forcement, ils n’ont peut être simplement pas vu les panneaux).


Le temps passe vite quand on s’amuse ! Bonne année !

 

Par Cyndy
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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /2009 02:32

Living well is the best revenge. After Hell and high waters with getting my future school off the ground, things are looking up in a major way for the future. Got a great assistant, a potentially perfect work schedule, just a little more effort to get it off the ground.

Living well is the best revenge. Citation courante dans les pays Anglo Saxons. De George Herbert, poète et homme d’église des années 1600. Toujours et encore d’actualité.

Cela implique qu’on a besoin de vengeance, chose qui n’est point compatible avec la CNV ou toute autre démarche actuelle de communication et vie intelligentes.

Ceci dit c’est une idée toute simple qui m’a permis de lâcher mes démons. De me désimpliquer des vies et des projets des autres et de profiter pleinement du positif resplendissant que j’ai sous le nez.


Après péripéties x et y comment faire pour ne pas succomber au deuil (à faire certes à tête reposée) de la super école à la maison qui s’était dessinée ?   Comment avoir l’impression que l’effort fourni n’est pas à fond perdu ? Comment faire tout bêtement pour passer des journées agréables, euh…potables ? Comment faire même pour assurer mes propres besoins physiologiques (pipi par exemple) tout en assurant la sécurité et les bonnes conditions de travail de ma petite classe ? Comment faire sur le plan pratique pour faire dans la maison en 30 mn par jour ce qui pouvait se caser sur des journées entières avant ?

 

Le dernier point se règle au fur et à mesure avec mon conjoint qui assure vraiment le relais après avoir eu sa moitié à la maison depuis plus de 5 ans ; il y a probablement quelques écarts de plus au niveau du rangement et de la poussière mais la bonne nouvelle est qu’on mange toujours aussi bien et que tout le monde trouve un slip propre à se mettre le matin !

 

Pour le reste, mes journées se passaient déjà un peu mieux quand j’ai appris par le biais d’une maman qu’en tant qu’association à but non marchand, on avait le droit à une embauche en contrat aidé.

C’est une révélation. Si je l’avais su il y a quelques mois, j’aurais été moins en proie aux autres en général….ceci dit, ce n’est pas une panacée forcément…. pas une embauche libre, les candidats doivent répondre à certains critères. J’ai été à L’ANPE (mince ça ne s’appelle plus comme ça) passer deux matinées  entières à mettre tout ça au point. Avec l’idée en tête que ça pouvait ne pas aboutir. Un poste sensible, une démarche particulière. J’ai reçu tout le monde qui a répondu, en dehors de mes heures de travail déjà longues. La chance m’a souri en tout fin des candidatures.


A la fois calme et affairée, cette nouvelle assistante évolue dès le premier jour dans notre environnement montessori comme si elle y était née. 

Après contrat signé atomes crochus trouvés ! Et pour moi en tant que personne et pour ce que je souhaiterais pour les enfants reçus par l’association.

 Elle prépare la salle, sans que j'aie demandé, la source d’eau, les éponges en état ; puis quand j’arrive il y a la lumière allumée et la serrure défaite, je suis accueillie…ça change tout !

On est loin (et ce n'est pas le hasard) de ma première démarche de tenir compte d'un CV plutôt que du relationnel.


L’avenir proche est déjà en bonne voie. Je m’investis énormément mais depuis allez, une 15 aine de jours je suis en mesure de dire que ce qui est proposé à mon fils est plus riche que ce que lui aurait été proposé en IEF. C’est une borne importante et motivante.


J’ai depuis quelques jours la nationalité française.

http://www.liste-vin.fr/wp-content/uploads/2009/11/champagne-300x300.jpgIl y aura donc un obstacle en moins à cette future école. Une dérogation en moins à demander. Sur le plan personnel c’est quand même marquant pour moi. Je n’avais pas besoin d’un papier pour faire le constat que j’étais bien plus attachée à ce territoire que pas mal des indigènes ! (sans pour autant être moins attachée à mon pays d’origine) Puis pouvoir voter, c'est chouette, à la fois un privilège et un devoir...


 Pour le local, le souci pour créer une école tourne principalement de nos jours autour de l’accessibilité handicapé. Sur notre local prévu pour l’année prochaine il y a un accord de principe de la part de la DDE, avec juste quelques détails à régler au niveau de la pente de l’escalier pour que les plus de 6 ans puissent profiter d’un peu de place en mezzanine pour une salle de travail complémentaire. Le délai que le montage du dossier a pris nous a donné le temps de trouver la solution pour ce genre de détail. Cette année on fonctionne en « ateliers » ce qui dans la pratique donne un peu plus de latitude par rapport aux diverses normes. La bonne nouvelle pour nous est que même dans notre local temporaire nous sommes maintenant à un niveau quasiment normable. Tous les dispositifs de sécurité sont en place, extincteurs du bon type au bon endroit, accessibilité en fauteuil à part à un endroit où il faudrait ouvrir les deux battants de la porte. Notre procédé alimentaire peut convenir aux services vétérinaires et notre employée en herbe est connue de l’Urssaf, moi-même j’ai trouvé un statut, et toute l’activité éventuelle (car il ne faut pas rêver, il faut que je dorme) de fabrication est séparée de l’activité de l’association.

Roule alors.

Roule en tranquillité. Roule en plaisir. La petite lumière m’attend. 

 

 

Par Cyndy - Publié dans : Organisation & Aménagement
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Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /2009 04:03

So even tho' things got off to a really tense and emotionally drained start, my wee pseudo-school is going pretty well. I set up everything myself and all my parent helpers bailed out during the first week, for very good reasons but that didn't help me much.

So do you think the kids are climbing the curtains and ignoring all that hard-earned learning material? Wrong, all is going relatively smoothly! My son has had some trouble adapting but it's getting better as I enrich the environment because I think he was mainly bored. I'm getting over my France-imposed complex that you need a diploma for everything. We have 10 days of vacation here at Halloween and I was supposed to be in training then was supposed to come to the States but neither is really happening and I'm relieved, a bit of time to improve their everyday surroundings-and mine!

 

Les ateliers 3-6 ont démarré dans un climat très particulier, moi en état avancé de fatigue émotionnelle et de privation de sommeil. L’ambiance avait été mise en place en une grosse semaine avec très peu d’aide même si les grands enfants de la maison, même pas concernés par le projet, ont fini de me monter les étagères (toujours mes détestées Gorm, justesse de finances et compatibilité avec l’existant obligent, pouah !!)

Ma vie pratique en grande partie a été acheté et monté en même temps que quelques activités toddler, en une seule journée, deux jours avant la rentrée.

Pour le fonctionnement, les parents devaient me seconder à tour de rôle. J’avais couvert tous les créneaux à part le vendredi après midi. Au cours de la première semaine tous sans aucune exception se sont désistés, pour toutes les très bonnes raisons citées préalablement. Chaque jour c’était un peu la surprise pour voir qui allait venir ou pas. Une maman s’est un peu libérée de son travail pour boucher un trou par ci par là, et une nouvelle arrivée avec son fils se cale sur le fatidique vendredi après midi, qui à ce jour reste le seul parent-accompagnant qui nous reste (et qui nous propose des choses intéressantes d’ailleurs).

 

Et donc comme on pouvait s’y attendre c’est la cata, les enfants grimpent les rideaux, n’accrochent pas avec le matériel, ne veulent rien faire, hurlent toute la journée….

 

Euh, non. En fait, tout va relativement bien !

 

Les premiers jours, comme il est habituel de faire dans les classes qui démarrent de but en blanc sans aucun élément normalisé, j’ai proposé quelques « béquilles » c’est à dire activités attrayantes ne nécessitant pas de présentation. Je me rends compte maintenant que j’ai eu l’occasion de bien parcourir des forums professionnels et échanger avec des amis que j’y suis allée mollo, pas de jouets, pas de bon bons. Tout au plus j’ai laissé de la pâte à modeler à disposition, j’ai rendu le coin lecture bien douillet, puis la ferme était en libre service même à plusieurs alors que par la suite elle a pris des vacances et a réapparu avec la règle un-enfant-à-la-fois et des exercices structurés à faire autour. Les béquilles ont toutes disparu courant semaine 2 car elles dispersaient l’attention plus qu’elles ne la centraient. 

 

L’entrée dans l’ambiance a été accompagnée de toutes les petites présentations pour les chaises, tables, livres, la voix, la démarche…on a démarré avec beaucoup de grâce et courtoisie aussi, souvent dans les deux langues. Si je n’en fais plus trop c’est que…j’ai du mal à trouver des moments collectifs dans la classe car les enfants travaillent ! Si si ! Mon seul souci est des fois le niveau des voix, les bruitages, le peu de respect pour la concentration de l’autre. Tout vient en son temps.

 

Le plus difficile a été les relations avec mon propre fils pour qui finalement je fais tout ça. On avait eu quand même pas mal de passage à la maison, partage de sa classe et de ses activités, rien dans son comportement aurait laissé imaginer l’ampleur des crises qua j’ai du essuyer les premières semaines.

Oui, ça s’explique.

- il n’avait jamais partagé sa maman en classe des heures et des heures

- il n’avait jamais vraiment travaillé pour des périodes prolongées.

- il n’a pas super confiance en lui et malgré tout doit se sentir un peu menacé par la présence des autres

- il connaissait la maison (ce n’est pas chez nous mais on y a beaucoup été cet été) donc pas d’effet de nouveauté

- petit effectif sans classe 6-9. L’entente est bonne avec les autres enfants et il a parmi eux un très bon copain mais il est vrai qu’il aurait trouvé son compte avec quelques uns plus grands

- programme 3-6 pur et dur en période de démarrage. La grande majorité du matériel il connaissait déjà contrairement aux autres, et en plus, les premiers jours j’ai été tout juste à hauteur de maintenir ma vie pratique et senso en place, il n’était pas question de trop proposer sciences, géo, etc. Donc il s’ennuyait ! A la maison, on avait le matériel, mais toujours des thèmes à côté qui en fait avaient plus d’importance.

- le plus gros point, celui qu’il a lui même exprimé à maintes reprises car même en proie à sa colère il commence à pouvoir sortir quelques mots : rester au même endroit toute la journée. Même un endroit agréable.

Je comprends et partage son sentiment. Après presque 6 ans de chômage, de maternité et d’IEF durant lesquels j’ai travaillé bien plus d’heures que dans n’importe quel « travail » mais dans un cadre totalement souple, je me sens des fois aujourd’hui dans ma nouvelle fonction coincée, de ne pas pouvoir laisser les petits pour aller poster une lettre à 200 mètres de là.

Enfin, depuis ce rythme imposé, il a pu quand même arriver au bout de ses apprentissages qui traînaient, bien avancer. Faut rappeler aussi qu’on n’avait pas réellement travaillé à la maison depuis avril environ. Ca y est, il a acquis les noms des solides géométriques et des triangles (ah j’y tiens, pour le jeu de détective), réalisé vraiment par lui-même la carte de France sur plusieurs sessions où il ne lui reste que 2 régions à rajouter/apprendre, arrivé au bout enfin et bien ancré les sons principaux des lettres rugueuses et passé à l’écriture, (alpha mobile ou sur papier avec de magnifiques lettres bâtons qu’il a appris en regardant des supports ou des copains), intégré réellement le un-de-plus-et-on-change de-catégorie en maths, intégré les noms des dizaines. Puis il s’est mis un peu enfin à la vie pratique, le choix élargi et l’émulation aidant. Le trinôme, c’est tout d’un coup les deux doigts dans le nez avec une super organisation où il sort tout, puis trie méticuleusement en se disant les noms des couleurs, puis monte le cube couleur par couleur. Il a trouvé son système, car si des fois je sépare les couleurs en démontant le cube, je ne démarque pas dans ma présentation un tri rigoureux à partir du désordre comme lui fait.       

 

Sinon les autres garçons ont assez bien accroché avec le matériel et ont très très vite intégré l’idée du plateau autocontenu qu’on remet à sa place après, en passant un coup sur la table. OK des fois il faut faire un rappel mais à leur décharge, faute de mobilier et vu mon manque d’expérience dans le fonctionnement d’une classe, je viens juste de mettre en place de manière j’espère cohérente les outils nécessaire à l’entretien, au bon endroit et facilement repérables. J’enrichis l’environnement au fur et à mesure, nouveautés-nature, plantes, expériences. Ils sont loin de la classe idyllique et normalisée où selon les récits les enfants s’identifient à leur environnement et prennent plaisir à s’en occuper, mais on a tout de même esquissé un petit rythme où le travail individuel prend de plus en plus de place, où l’autonomie est plus la règle que l’exception. Déjà ! J’en suis tout de même époustouflée, que ce système que j’ai choisi fonctionne aussi bien. Puis toutes mes peurs (car je les ai toutes eues ce dernier temps) de ne pas y arriver faute de telle ou telle formation commencent à se dissiper. J’ai 42 ans, j’ai quand même passé la moitié de ma vie en France donc quelque part je n’ai pas pu m’empêcher d’être sensible au poids du Certificat, du Diplôme.

 

Mon grand projet à part d’assurer le matos de fin de 3-6 où se trouve mon fils et l’un de ses camarades, est de développer l’environnement pour qu’il soit complet, accueillant. C’est, j’avoue, un soulagement d’avoir été remballée au dernier moment par ma mère qui ne me veut pas à son chevet aux US pour ces vacances, alors que j’avais annulé ma formation grands récits à Rennes pour y aller. Du coup, je pourrais m’occuper de l’éclairage, du poste peinture, de la réorganisation de ma vie pratique, de l’utilisation plus rationnelle de l’espace. Je me mets toujours la pression de « réussir » du premier coup car j’ai le contrôle de l’erreur intégré en la personne de mon fils, qui supporte très mal qu’une activité ou objet change de place. Quelle chance pour moi, n’est-ce pas ?    

 

C’est vraiment en très bonne voie.

 

 

Par Cyndy - Publié dans : Organisation & Aménagement
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 04:33

Things are better, I’m back to my usual self, so I’ve come back to my blog. I expected opening a school to be administratively trying. Financially trying. But not emotionally trying like it has been. And we’re not anywhere near official school status yet. Even tho' several people backed out on me some for very good reasons, I've got my thing up and running, and the kids are doing good work. 

 

Partie I - l'organisation

Je le sens, tout a bougé. Je vais au marché, on me regarde dans les yeux, plein de sourires échangés avec des inconnues, l’air me remplit les poumons et lève mes cheveux (un peu plaqués par la pluie, certes…). Mon état normal d’être et communiquer est de retour après une épreuve.
 

GO SOMEWHERE ELSE IF YOU DON’T LIKE WHAT YOU READ HERE. 

Ici c’est chez moi.

Alors, qu’est devenue depuis quelque temps  cette bloggeuse autrefois disponible et intarissable ? Voici le récit des évènements de ces derniers mois. Bien sur, ici je ne m’acharnerai point à nommer des noms ni à exprimer ouvertement le fond de ma pensée. Ceci dit, ici je suis toujours ici chez moi et dans les limites de la loi j’ai la liberté d’y dire ce que je veux, tout comme mes lecteurs potentiels ont la liberté d’aller lire ailleurs !

 

Un jour fatidique vers la fin du mois de février je me suis levée un matin en me disant…

Il faut monter une école. Pas un rêve, un besoin.

Je ne voulais pas un jour me retrouver dos au mur quand l’IEF ne conviendrait plus à mon fils (5 ans fin août), ou pire, ne me conviendrait plus à moi. J’ai de multiples contacts qui, l’aîné arrivé à 6-7-8 ans, se rendent à l’évidence que l’enfant ne trouve plus chaussure à son pied sans un groupe de pairs. Pour ma part, je sentais déjà arriver au loin une sorte de lassitude de proposer, proposer, proposer, quand concrètement, seulement une petite partie de ce que je mettais en place servait réellement. 

Donc OK, ce qu’il faut c’est une école, j’avais eu maintes encouragements de mon entourage et fait des rencontres géographiquement rapprochées qui m’ont fait imaginer qu’il y aurait un intérêt pour ce type d’établissement ici dans mon coin de campagne, qui fait quand même partie du bassin d’emploi de Toulouse et d’Albi.

Donc, j’ai démarré une campagne d’affichage et un programme de rencontres avec les diverses collectivités, me disant que si fin mai je n’avais pas suscité un intérêt suffisant, si je n’avais pu esquisser les grandes lignes d’un projet valable par le biais associatif, je plierais tout ça au profit d’un plan B paisible qui comporterait notamment une année de plus d’IEF, car à l’époque celle-ci se passait enfin à merveille dans une ambiance détendue et souple.

 

Quelques coups de fil, quelques rencontres avec maires, conseillers, élus en tout genre plus tard, une sympathisante du projet place une annonce sur internet. N’étant pas au courant, j’ai du mal à comprendre l’appel que je reçois en suivant. Vous êtes où ? vous voulez quoi ? Une personne dans une autre région en train de finir une formation Montessori béton, prête à déménager, veut se joindre à moi. Mure réflexion tout de même dans la précipitation, plusieurs rencontres malgré la distance, l’affaire est faite, on est complémentaires, ça roule. Cette nouvelle tournure semble indiquer l’ouverture simultanée d’une classe 3-6 et d’une petite classe 6-9, déjà que j’ai eu des demandes sur cette tranche d’âge et la personne concernée a un enfant qui aurait sa place en 6-9.

 

Désormais, tout s’accélère, je ne suis plus toute seule dans le projet tout en l’étant autant au jour le jour pour mettre tout ça en place. Il faut trouver un local, il faut assurer le matériel, il faut mettre en place les balbutiements d’un programme 6-9 ans.

 

Selon mon plan A je devais laisser tomber à ce moment là, le moment où mon implication compromettait ma vie familiale non pas faute d’intérêt mais faute d’avoir trouvé quelques parents qui s’impliquent vraiment à fond pour que cela se fasse. Pourtant je ne laisse pas tomber grâce à cette promise participation outre région. Le rythme des rencontres et des démarches s’accélère. Du coup, ma vie privée en pâtit, on ne fait plus la classe à la maison, plus d’exercice ni musique pour moi, vie de couple perturbée. Je me lance entre autre dans une formation tous azimuts sur le 6-12 ans, une partie à distance, une partie par l’achat de livres de référence, puis un stage à Rennes au mois de juillet qui devait être suivi par un autre maintenant à la toussaint et une autre en février.

Je rencontre une famille ayant un local à prêter pour un démarrage d’ateliers, avec une possibilité de local pouvant officiellement recevoir le public par la suite.

 

La personne avec qui je devais travailler a déménagé en début d’été pour venir dans la région, en toute bonne foi. Elle est restée trois semaines chez moi avec ses enfants et ensuite a trouvé un logement. Possiblement l’incompatibilité aurait été prévisible dès le départ mais j’étais vraiment dans une démarche d’entente à tout prix autour du projet qui n’obligeait pas, pour moi, de relations privées très étroites. Quand elle avait trouvé son appartement je me suis efforcée de trouver ça normal qu’on n’ait pas de contact pendant 3 ou 4 jours d’affilé alors qu’on était censées se passionner pour la même chose. 

 

Courant août, à une question de jours de la rentrée qu’on devait matérialiser

par des « ateliers » à défaut de statut d’école (en cours) cette personne m’a révélé qu’une collaboration avec moi était impossible.

 

Il ne me semblait tout de même pas opportun de jeter l’éponge donc j’ai maintenu l’ouverture des ateliers, prévu pour 3-8 ans avec un roulement de parents pour me seconder, dont finalement la plupart fortement sensibilisés voire formés à la pédagogie Montessori.

 

J’étais plutôt contente d’avoir des plus de 6 ans ; cette approche-là m’intéresse vraiment. J’avais déjà bouclé programme et assez de matériel pour alimenter au moins le premier trimestre, re-écrit deux grands récits et collecté pas mal de supports autour de ces thèmes…

 

En l’espace de quelques jours autour de la rentrée ou plutôt après, mon équipe de fortune s’est totalement effritée. Chaque famille avait une raison tout à fait réelle et valable voir grave pour se désister, la santé par exemple, ça ne se discute pas. Cependant face à la somme de travail fait et à faire qui m’incombait je n’ai pas pu m’empêcher de vivre tout ça suite au désistement de ma collaboratrice comme un abandon collectif, et d’avoir un sentiment de colère envers tous collectivement.Quelque part là de dans j’ai eu ma part de responsabilité dans le démantèlement, j’ai prié l’amie qui restait (avec affinités et formation montessori) à trouver une autre solution, pour son fils grand, me sentant pas de mettre en place un pgm 6-9 pour un seul enfant ; puis dans l’esprit montessori, quel intérêt ?????


 

Ouf, la grande majorité de ce beau monde n’avait pas pris le soin d’adhérer à mon association (pas de droit de vote, pas besoin d’assemblée extraordinaire pour les exclure), même s’il y en a plusieurs qui restent dans les parages pour travailler avec moi en tant que salarié dès que j’ai le statut école et des inscriptions l’année prochaine. A ceux et celles là je dis publiquement, si vous n’avez pas pu vous rendre disponible pour ma rentrée, donnez moi un peu de votre disponibilité en cours d’année pour me montrer de quoi vous êtes faits, si vous avez l’intention de travailler avec moi ultérieurement !

 

J'ai fini par me sentir coincée, seule, dans une situation que je n'aurais jamais construite seule de cette façon. Donc pour le meilleur ou pour le pire, je passe mes journées dans un local prêté, avec un nombre très restreint d’enfants 3-6 ans. La chose est lancée. Parallèlement il paraîtrait que mon ex future collaboratrice qui avait déménagé pour participer à mon projet serait en train de faire des démarches pour monter ateliers ou école à quelques kilomètres de chez moi, par le biais d'une association qui anti-date sa rupture avec moi. Vous m'en voyez évidemment ravie. C'est de bonne guerre mais même dans la guerre il y a des règles. Ceci dit, tout comme l'habit ne fait pas l'homme dans son intégralité, la formation fait éventuellement le montessorien (et encore) mais ni le gestionnaire ni l'agent de relations publiques.


Où est donc le savoir vivre et ... la paix cosmique... si on ne peut pas la faire au niveau local ? J'ai toujours ouvert mon projet à tout le monde qui voulait donner quelque chose pour qu'il aboutisse. Même je me dis que j'ai trop ouvert mon projet, il aurait mieux valu une structure juridique d'entreprise, à prendre ou à laisser. Le temps nous le dira. J'y ai cru pourtant à l'associatif, à la participation, je le crie moins haut et fort maintenant.


Alors tout comme Florence (merci pour les indications de cabinet perles) je vous dis : je ne fais plus l'école à la maison. (mon deuil sera pour un autre post ).Je ne me déplace plus chez les copines pour une journée d'échanges. Ceci dit rien ne m'empêche de recevoir !!!


 

 

 

Par itsy - Publié dans : Organisation & Aménagement
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Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /2009 01:56
Un peu de vente de matériel....
http://thespidersworkshop.over-blog.com/
Par Cyndy
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