So even tho' things got off to a really tense and emotionally
drained start, my wee pseudo-school is going pretty well. I set up everything myself and all my parent helpers bailed out during the first week, for very good reasons but that didn't help me
much.
So do you think the kids are climbing the curtains and ignoring all
that hard-earned learning material? Wrong, all is going relatively smoothly! My son has had some trouble adapting but it's getting better as I enrich the environment because I think he was mainly
bored. I'm getting over my France-imposed complex that you need a diploma for everything. We have 10 days of vacation here at Halloween and I was supposed to be in training then was supposed to
come to the States but neither is really happening and I'm relieved, a bit of time to improve their everyday surroundings-and mine!
Les ateliers 3-6 ont démarré dans un climat très particulier, moi en état avancé de fatigue émotionnelle et de privation de sommeil. L’ambiance avait été mise en place en une grosse semaine avec très peu d’aide même si les grands enfants de la maison, même pas concernés par le projet, ont fini de me monter les étagères (toujours mes détestées Gorm, justesse de finances et compatibilité avec l’existant obligent, pouah !!)
Ma vie pratique en grande partie a été acheté et monté en même temps que quelques activités toddler, en une seule journée, deux jours avant la rentrée.
Pour le fonctionnement, les parents devaient me seconder à tour de rôle. J’avais couvert tous les créneaux à part le vendredi après midi. Au cours de la première semaine tous sans aucune exception se sont désistés, pour toutes les très bonnes raisons citées préalablement. Chaque jour c’était un peu la surprise pour voir qui allait venir ou pas. Une maman s’est un peu libérée de son travail pour boucher un trou par ci par là, et une nouvelle arrivée avec son fils se cale sur le fatidique vendredi après midi, qui à ce jour reste le seul parent-accompagnant qui nous reste (et qui nous propose des choses intéressantes d’ailleurs).
Et donc comme on pouvait s’y attendre c’est la cata, les enfants grimpent les rideaux, n’accrochent pas avec le matériel, ne veulent rien faire, hurlent toute la journée….
Euh, non. En fait, tout va relativement bien !
Les premiers jours, comme il est habituel de faire dans les classes qui démarrent de but en blanc sans aucun élément normalisé, j’ai proposé quelques « béquilles » c’est à dire activités attrayantes ne nécessitant pas de présentation. Je me rends compte maintenant que j’ai eu l’occasion de bien parcourir des forums professionnels et échanger avec des amis que j’y suis allée mollo, pas de jouets, pas de bon bons. Tout au plus j’ai laissé de la pâte à modeler à disposition, j’ai rendu le coin lecture bien douillet, puis la ferme était en libre service même à plusieurs alors que par la suite elle a pris des vacances et a réapparu avec la règle un-enfant-à-la-fois et des exercices structurés à faire autour. Les béquilles ont toutes disparu courant semaine 2 car elles dispersaient l’attention plus qu’elles ne la centraient.
L’entrée dans l’ambiance a été accompagnée de toutes les petites présentations pour les chaises, tables, livres, la voix, la démarche…on a démarré avec beaucoup de grâce et courtoisie aussi, souvent dans les deux langues. Si je n’en fais plus trop c’est que…j’ai du mal à trouver des moments collectifs dans la classe car les enfants travaillent ! Si si ! Mon seul souci est des fois le niveau des voix, les bruitages, le peu de respect pour la concentration de l’autre. Tout vient en son temps.
Le plus difficile a été les relations avec mon propre fils pour qui finalement je fais tout ça. On avait eu quand même pas mal de passage à la maison, partage de sa classe et de ses activités, rien dans son comportement aurait laissé imaginer l’ampleur des crises qua j’ai du essuyer les premières semaines.
Oui, ça s’explique.
- il n’avait jamais partagé sa maman en classe des heures et des heures
- il n’avait jamais vraiment travaillé pour des périodes prolongées.
- il n’a pas super confiance en lui et malgré tout doit se sentir un peu menacé par la présence des autres
- il connaissait la maison (ce n’est pas chez nous mais on y a beaucoup été cet été) donc pas d’effet de nouveauté
- petit effectif sans classe 6-9. L’entente est bonne avec les autres enfants et il a parmi eux un très bon copain mais il est vrai qu’il aurait trouvé son compte avec quelques uns plus grands
- programme 3-6 pur et dur en période de démarrage. La grande majorité du matériel il connaissait déjà contrairement aux autres, et en plus, les premiers jours j’ai été tout juste à hauteur de maintenir ma vie pratique et senso en place, il n’était pas question de trop proposer sciences, géo, etc. Donc il s’ennuyait ! A la maison, on avait le matériel, mais toujours des thèmes à côté qui en fait avaient plus d’importance.
- le plus gros point, celui qu’il a lui même exprimé à maintes reprises car même en proie à sa colère il commence à pouvoir sortir quelques mots : rester au même endroit toute la journée. Même un endroit agréable.
Je comprends et partage son sentiment. Après presque 6 ans de chômage, de maternité et d’IEF durant lesquels j’ai travaillé bien plus d’heures que dans n’importe quel « travail » mais dans un cadre totalement souple, je me sens des fois aujourd’hui dans ma nouvelle fonction coincée, de ne pas pouvoir laisser les petits pour aller poster une lettre à 200 mètres de là.
Enfin, depuis ce rythme imposé, il a pu quand même arriver au bout de ses apprentissages qui traînaient, bien avancer. Faut rappeler aussi qu’on n’avait pas réellement travaillé à la maison depuis avril environ. Ca y est, il a acquis les noms des solides géométriques et des triangles (ah j’y tiens, pour le jeu de détective), réalisé vraiment par lui-même la carte de France sur plusieurs sessions où il ne lui reste que 2 régions à rajouter/apprendre, arrivé au bout enfin et bien ancré les sons principaux des lettres rugueuses et passé à l’écriture, (alpha mobile ou sur papier avec de magnifiques lettres bâtons qu’il a appris en regardant des supports ou des copains), intégré réellement le un-de-plus-et-on-change de-catégorie en maths, intégré les noms des dizaines. Puis il s’est mis un peu enfin à la vie pratique, le choix élargi et l’émulation aidant. Le trinôme, c’est tout d’un coup les deux doigts dans le nez avec une super organisation où il sort tout, puis trie méticuleusement en se disant les noms des couleurs, puis monte le cube couleur par couleur. Il a trouvé son système, car si des fois je sépare les couleurs en démontant le cube, je ne démarque pas dans ma présentation un tri rigoureux à partir du désordre comme lui fait.
Sinon les autres garçons ont assez bien accroché avec le matériel et ont très très vite intégré l’idée du plateau autocontenu qu’on remet à sa place après, en passant un coup sur la table. OK des fois il faut faire un rappel mais à leur décharge, faute de mobilier et vu mon manque d’expérience dans le fonctionnement d’une classe, je viens juste de mettre en place de manière j’espère cohérente les outils nécessaire à l’entretien, au bon endroit et facilement repérables. J’enrichis l’environnement au fur et à mesure, nouveautés-nature, plantes, expériences. Ils sont loin de la classe idyllique et normalisée où selon les récits les enfants s’identifient à leur environnement et prennent plaisir à s’en occuper, mais on a tout de même esquissé un petit rythme où le travail individuel prend de plus en plus de place, où l’autonomie est plus la règle que l’exception. Déjà ! J’en suis tout de même époustouflée, que ce système que j’ai choisi fonctionne aussi bien. Puis toutes mes peurs (car je les ai toutes eues ce dernier temps) de ne pas y arriver faute de telle ou telle formation commencent à se dissiper. J’ai 42 ans, j’ai quand même passé la moitié de ma vie en France donc quelque part je n’ai pas pu m’empêcher d’être sensible au poids du Certificat, du Diplôme.
Mon grand projet à part d’assurer le matos de fin de 3-6 où se trouve mon fils et l’un de ses camarades, est de développer l’environnement pour qu’il soit complet, accueillant. C’est, j’avoue, un soulagement d’avoir été remballée au dernier moment par ma mère qui ne me veut pas à son chevet aux US pour ces vacances, alors que j’avais annulé ma formation grands récits à Rennes pour y aller. Du coup, je pourrais m’occuper de l’éclairage, du poste peinture, de la réorganisation de ma vie pratique, de l’utilisation plus rationnelle de l’espace. Je me mets toujours la pression de « réussir » du premier coup car j’ai le contrôle de l’erreur intégré en la personne de mon fils, qui supporte très mal qu’une activité ou objet change de place. Quelle chance pour moi, n’est-ce pas ?
C’est vraiment en très bonne voie.
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Voici quelques bricoles "France" que j'ai commencé à rassembler pour
envoyer à une classe Montessori au Mexique. Le petit livre est en cursive (yeah !), les cartes postales ont un joli relief...plus tour eiffel, figurine de Babar. J'aimerais rajouter quelque chose
sur les fromages, des santons-fèves de Provence et peut être un mini-livret fait maison avec des images de pigeonniers du Tarn. Quoi encore ? Des cachou Lajaunie ? Si quelqu'un a des idées veuillez
me contacter par commentaire ou













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